Jean-Marc Ayrault nie toute austérité dans l'action du gouvernement

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JEAN-MARC AYRAULT DIT PRATIQUER UNE POLITIQUE RIGOUREUSE ET NON PAS D'AUSTERITÉ
JEAN-MARC AYRAULT DIT PRATIQUER UNE POLITIQUE RIGOUREUSE ET NON PAS D'AUSTERITÉ

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a nié mercredi conduire une politique d'austérité, au lendemain d'une intervention de François Hollande défendant la baisse des dépenses publiques et le jour même où les syndicats appelaient à manifester contre ces décisions.

Défendant des solutions vues par une partie de la presse comme "sociales-libérales", François Hollande a exhorté mardi les Français à "faire Nation" face à la crise, tentant de se poser en rassembleur.

Plus de 130 manifestations et rassemblements sont prévus mercredi en France à l'appel de cinq syndicats, en écho à la journée de mobilisation européenne contre l'austérité.

Sur France Info, Jean-Marc Ayrault, critiqué mais auquel François Hollande a renouvelé sa confiance, a assuré que le nouveau pouvoir de gauche agissait de manière cohérente.

"Depuis le début du quinquennat, il y a une vraie cohérence, d'un côté relance de l'Europe, consolidation de l'euro par la croissance, la maîtrise de nos comptes publics tout en finançant nos priorités et en même temps améliorer la compétitivité des entreprises", a-t-il dit.

Il assure qu'il ne conduit pas de politique d'austérité, alors que les syndicats critiquent la hausse de la TVA pour financer les aides aux entreprises et la réduction des dépenses publiques.

"Que ce soit une politique rigoureuse, pour maîtriser nos comptes publics, c'est vrai. Mais l'austérité, vous savez ce que c'est, c'est la baisse des salaires, des pensions, des prestations familiales, c'est des milliers de suppressions d'emplois, ce n'est pas ce que nous pratiquons", a-t-il dit.

L'Etat fera "des efforts pour gérer sa dépense" comme la Sécurité sociale et les collectivités territoriales, a-t-il dit, sans entrer dans le détail des "coupes" budgétaires.

Il assure que son "secrétariat général à la modernisation" qui sera utilisé pour réduire les dépenses publiques n'aura rien à voir avec la "révision générale des politiques publiques" menée durant le quinquennat Sarkozy.

François Hollande s'est fixé mardi pour objectif de réduire la dépense publique de 60 milliards d'euros sur cinq ans, un programme qu'il entend mener de front avec des recrutements et des hausses de crédit légères dans l'Education, la police et le secteur judiciaire.

Thierry Lévêque, édité par Marine Pennetier

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  • jbellet le mercredi 14 nov 2012 à 11:14

    c'est la méthode coué a force ils sont convaincus qu'il n'y a pas d'austérité qu'on est en pleine relance...que la croissance est là! remettez les pieds sur terre!

  • M7523987 le mercredi 14 nov 2012 à 10:57

    Je suis très pessimiste sur l'avenir et ne pense pas que la croissance sera au rendez-vous. Seule la baisse des charges sociales aurait pu être efficace pour redonner confiance à nos entreprises et les encourager à embaucher. C'est la déception pour bon nombre d'entre nous !!!