Jean-Marc Ayrault maintient la cible de 3% malgré les doutes

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OBJECTIF MAINTENU D'UN DÉFICIT PUBLIC RAMENÉ À 3% DU PIB EN 2013
OBJECTIF MAINTENU D'UN DÉFICIT PUBLIC RAMENÉ À 3% DU PIB EN 2013

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, maintient son objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 malgré les bémols de certains ténors du Parti socialiste relativisant l'importance de cet objectif, a-t-on indiqué lundi à Matignon.

Le futur Premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a été le dernier à semer le doute lundi en estimant que la limite des 3% gravée dans le projet de budget 2013 n'était pas "un chiffre tabou", jugeant en outre "pas essentielle" la question de savoir en quelle année cette cible serait atteinte.

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, avait plaidé la semaine dernière pour un allègement des exigences européennes en matière de réduction des déficits, soutenu vendredi en ce sens par David Assouline, le porte-parole du Parti socialiste français.

Ces déclarations sont de nature à semer la confusion sur l'engagement de la majorité socialiste alors que le gouvernement français s'est engagé auprès de ses partenaires européens à respecter l'objectif des 3%, quelle que soit la conjoncture.

Le ministre français de l'Economie, Pierre Moscovici, a réaffirmé dans une interview publiée samedi par Le Monde que Paris tiendrait sa parole même si les autorités européennes donnaient à la France plus de temps pour la respecter.

"Nous n'envoyons pas de poissons-pilotes à Bruxelles", a-t-on déclaré lundi à Matignon, où l'on explique que l'objectif de 3% de déficit est nécessaire pour redresser les comptes du pays et relève d'un choix de politique économique plutôt que d'une contrainte européenne.

L'exécutif réfute ainsi l'interprétation selon laquelle il enverrait des "ballons d'essai" pour tester la réaction de la Commission européenne ou des marchés face à un relâchement de la politique de rigueur mise en place par François Hollande.

Jean-Marc Ayrault doit défendre mardi à l'Assemblée nationale le projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (TSCG).

Le PS espère se passer des voix de la droite pour faire voter ce texte élaboré sous l'ancienne majorité UMP, qui provoque aujourd'hui l'hostilité du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), incluant notamment les députés du Front de gauche, mais aussi d'élus écologistes et de quelques députés placés "à la gauche du PS".

Julien Ponthus et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • M7395867 le lundi 1 oct 2012 à 19:16

    Des apprentis sorciers ces socialistes français qui se disent sociaux-démocrates....Demandez à leurs homologues allemands ce qu'ils en pensent!!!!!!

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