Jean-Marc Ayrault écarte le scénario du pire pour la Défense

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LE SCÉNARIO DU PIRE ÉVITÉ POUR LE BUDGET DE LA DÉFENSE
LE SCÉNARIO DU PIRE ÉVITÉ POUR LE BUDGET DE LA DÉFENSE

PARIS (Reuters) - Le prochain budget de la Défense ne retiendra pas le pire des scénarios en matière de réduction de l'effort de défense de la France, a déclaré jeudi Jean-Marc Ayrault.

Le "Livre blanc" qui fixe la stratégie de la France en matière de défense et de sécurité nationale pour les prochaines années sera présenté fin avril et débouchera sur la loi de programmation militaire, ou budget pluriannuel, pour la période 2104-2019. Cette loi de programmation, attendue pour fin juillet, sera débattue au Parlement à l'automne.

Contexte oblige, le budget des armées jouera son rôle de variable d'ajustement et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a prévenu que des coupes étaient à attendre.

Deux scénarios sont à l'étude, baptisés Y et Z : le premier prévoit de réduire le budget de la défense de 15 milliards d'euros sur la période 2014-2019 ; le second de 30 milliards.

Le ministère de la Défense tente de convaincre celui du Budget de ne pas aller au-delà du scénario Y.

Le Premier ministre a confirmé jeudi que le scénario Z ne serait pas retenu.

"Cessons de nous faire peur avec des scénarios qui n'ont jamais été sérieusement envisagés, ni par le président de la République, ni par moi-même, ni par le ministre de la Défense", a-t-il dit lors des questions au gouvernement au Sénat.

Même avec le scénario Y, le budget annuel de la Défense passerait sous le seuil de 1,5% du PIB, soit environ 30 milliards d'euros annuels, son niveau actuel.

Or, les parlementaires de tous bords, écologistes exceptés, menacent de ne pas voter la loi de programmation si ce plancher est enfoncé.

Jean-Marc Ayrault n'a pas voulu se prononcer sur la part de PIB que représenterait l'effort de défense en 2014. Il a en revanche affirmé que la nouvelle loi de programmation permettrait à la France de mener à l'avenir des opérations similaires à celle en cours au Mali.

"Ce qui m'importe aujourd'hui, c'est de bâtir le modèle d'armée de demain, cohérent avec le redressement de notre pays et avec les risques et les menaces auxquels il doit faire face", a-t-il dit.

"La France est une grande nation et elle continuera à jouer son rôle, j'en prends ici l'engagement, ce que la France fait au Mali, elle pourra le faire encore dans cinq ans", a-t-il ajouté.

Patrick Vignal, édité par Gilles Trequesser

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