Jean-Marc Ayrault dément tout dérapage des dépenses publiques

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JEAN-MARC AYRAULT DÉMENT TOUT DÉRAPAGE DES DÉPENSES PUBLIQUES
JEAN-MARC AYRAULT DÉMENT TOUT DÉRAPAGE DES DÉPENSES PUBLIQUES

PARIS (Reuters) - Jean-Marc Ayrault a démenti mardi tout dérapage des dépenses publiques, assurant face aux critiques de l'opposition qu'après une stabilisation en 2013, l'Etat dépenserait bien 1,5 milliard d'euros de moins en 2014.

Le chef du gouvernement s'exprimait après le bouclage des "lettres plafonds", les documents qui fixent les orientations budgétaires pour chaque ministère.

"Je m'étais engagé à un programme d'économies pour les dépenses de l'Etat, cet objectif sera atteint", a dit Jean-Marc Ayrault lors d'une déclaration à la presse.

Le budget 2014 sera présenté en conseil des ministres en septembre prochain.

Les efforts seront partagés à parité entre l'Etat et les collectivités territoriales, soit 750 millions d'euros respectivement, précise-t-on à Matignon où l'on insiste sur le fait que les priorités du gouvernement - l'emploi, l'éducation, le logement et la sécurité - seront bien financées.

Le chef du gouvernement ne s'est en revanche pas exprimé sur les objectifs de réduction du déficit public, qui agrège les comptes de l'Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales.

Ce déficit doit, selon le programme de stabilité présenté par la France, être réduit à 3,7% du PIB fin 2013, puis 2,9% fin 2014. Prenant acte d'une croissance en berne, la Commission européenne a cependant donné deux ans de plus à la France pour réduire son déficit à 3% du PIB, à fin 2015.

Selon les députés UMP et UDI de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le déficit public pourrait atteindre au moins 4% du PIB en 2013, une dérive expliquée en particulier par des recettes fiscales inférieures d'au moins 15 milliards d'euros à la prévision.

"Evidemment, avec une croissance faible, les recettes sont moindres cela, c'est une évidence", leur a répondu Jean-Marc Ayrault qui tenu a précisé qu'en matière de dépenses, "le gouvernement tient bon la barre".

Face à des recettes fiscales en recul, le gouvernement préfère orienter sa communication sur le "déficit structurel", c'est-à-dire sur les efforts de réductions de dépenses.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a assuré mardi que le gouvernement procéderait à des "ajustements" si les recettes s'avéraient moins élevées que prévu mais il a exclu une loi de finances rectificative pour l'année 2013.

Jean-Baptiste Vey et Julien Ponthus, édité par Sophie Louet

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  • Isegoria le mardi 25 juin 2013 à 13:12

    Il faut savoir décoder la langue politique et médiatique qui ne font qu'une: anti fasciste = fasciste, anti raciste = raciste, démocratie = oligarchie etc... et démentir = confirmer

  • 66michel le mardi 25 juin 2013 à 12:51

    "Allo docteur Freud?" "- oui!" "-c'est pour une urgence!" "-quel diagnostic?" "-idées obsessionnelles et complexe de persécution!!!

  • gnapi le mardi 25 juin 2013 à 12:36

    Maintenant s'ils veulent aller au bout de la collectivisation de l'économie faudrait qu'ils revoie leur discours sur le pacte républicain, l'égalité toussa ...

  • gnapi le mardi 25 juin 2013 à 12:35

    Accessoirement à l'ENA on devrait inclure un cours sur la macroéconomie. Très basique. Du style en économie de marché la croissance, le chômage ou les déficits ne se décrètent pas. Ca évitera les promesses à la clons et les reculades.

  • gnapi le mardi 25 juin 2013 à 12:34

    J'veux bien que les électeurs soient des benêts finis, mais tout de même la base c'est de mentir au plus proche de la vérité. Et éviter de lancer des trucs vérifiables ensuite.

  • gnapi le mardi 25 juin 2013 à 12:33

    De même que l'inversion de la courbe du chômage promise jusqu'en mai, le retour de la croissance dans le programme électoral et promise pendant 6 mois ensuite, etc ...

  • gnapi le mardi 25 juin 2013 à 12:33

    Meuh bi sur. En avril Groland nous jurait que c'était fini avec les hausses d'impôts. En février Cahuzac jurait qu'il n'avait (plus?) aucun compte en Suisse (et pour cause=partis à Singapour qui n'a pas d'accord avec la France), etc ...

  • 66michel le mardi 25 juin 2013 à 12:32

    Allo docteur FREUD, c'est pour une urgence!

  • gyere le mardi 25 juin 2013 à 12:21

    Mais on balance une TAXE de 0.8% sur les assurances!!! @+++ j'ai faim

  • knbskin le mardi 25 juin 2013 à 12:01

    On baisse les dépenses de 1,5 milliards ... Quel exploit ! Ca fait bien 0,3 % des dépenses de l'Etat ... et encore on ne sait pas trop en quoi ça consiste. Comment diminuer les dépenses, quand les destinataires de la dépense sont les électeurs du PS : fonctionnaires inutiles, improductifs et assistés de tout poil ? ;)

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