Jean-Luc Mélenchon : « Hollande est un homme d'embrouilles »

le
0
Jean-Luc Mélenchon : « Hollande est un homme d'embrouilles »
Jean-Luc Mélenchon : « Hollande est un homme d'embrouilles »

Le leader du Parti de gauche en est persuadé : face aux espoirs déçus par la gauche au pouvoir, il y aura de « grosses surprises électorales ».

Que pensez-vous de la bataille contre le travail le dimanche qui oppose salariés et syndicats ?

Jean-Luc Mélenchon. Le repos, deux jours consécutifs, au même moment, pour tout le monde, garantit la cohérence de la vie en société : libres ensemble! L'idéal de la vie de famille, ce n'est pas de se balader dans les galeries marchandes le dimanche. On peut sortir du temps des marchands!

Mais quand les employés eux-mêmes le réclament pour mieux gagner leur vie ?

Ils y sont contraints, et c'est cruel. Pour gagner plus, il y a aussi les augmentations de salaires. Ceux qui choisiront de travailler le dimanche ne doivent pas oublier ceux qui n'auront plus le choix et à qui on dit : le seul emploi à t'offrir, c'est la nuit ou le dimanche. Les grands patrons n'ont aucune limite. Le soi-disant gouvernement de gauche leur résiste-t-il? Au contraire. Dès qu'il est question d'une demande patronale, Hollande fait de la « calinothérapie ».

Vous n'exagérez pas ?

Non. Voyez ces rappels à la loi très brutaux contre les Roms. Puis deux grandes firmes décident de passer outre la loi et d'ouvrir quand même le dimanche. Les traite-t-on pour autant comme des délinquants ? Non, Ayrault organise une conférence au sommet pour voir comment leur donner raison. Les désirs des puissants sont toujours les bienvenus pour ce gouvernement.

Partagez-vous l'inquiétude sur les nouveaux rythmes scolaires ?

C'est très discuté. Les choses qui nous posent le plus problème dans cette nouvelle organisation, c'est l'inégalité entre les écoles, la porte ouverte aux marchands de temps périscolaire et la dévalorisation du métier d'enseignant.

Vous appelez à voter contre le budget 2014 dont le débat s'ouvre cette semaine à l'Assemblée. Pourquoi ?

Nos parlementaires (NDLR : ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant