Jean-Luc Mélenchon annonce qu'il va prendre du champ

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JEAN-LUC MÉLENCHON VA PRENDRE DU CHAMP
JEAN-LUC MÉLENCHON VA PRENDRE DU CHAMP

PARIS (Reuters) - Fatigué par les cinq années "terribles" qu'il vient de passer, Jean-Luc Mélenchon annonce qu'il va prendre du champ pour laisser de l'espace aux nouveaux visages qui ont émergé au Parti de gauche, constatant "l'échec" du Front de gauche.

Le "quatrième homme" de l'élection présidentielle de 2012, avec 11,1% des voix, précise dans une interview publiée mardi par le site d'informations Hexagones qu'il ne quitte pas la politique mais va travailler à la "transmission idéologique".

"Pour moi, ce n'est pas me mettre en retrait, c'est m'utiliser autrement", explique-t-il. "J'ai fait mon temps à organiser la vie d'un parti. J'essaie de cristalliser quelque chose qui existe en dehors de moi. J'ai besoin de temps, je ne peux plus continuer comme cela."

"Parce qu'on vient de passer cinq ans terribles. Nous sommes en échec", souligne le co-président du Parti de gauche en attaquant notamment ses partenaires communistes qui ont scellé des accords avec le Parti socialiste aux municipales de 2014.

"Pour moi la séquence a été écrite entre deux européennes : on a fondé le Front de Gauche pour les européennes de 2009 et à la suivante on passait devant le PS. Tout était en place. Tout ça a été planté pour une poignée de postes aux municipales."

"À un moment, il faut s'arrêter de courir. Parce que si on court tout le temps, on va finir par se mettre dans le vide. Et là j'ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles. Et puis après, il y aura à travailler pour donner un contenu concret à des idées assez générales", ajoute-t-il.

Jean-Luc Mélenchon dit avoir espéré pouvoir prolonger "l'insurrection" après sa campagne de 2012 mais estime avoir été étouffé par "le poids du retour aux vieilles traditions partiaires, aux arrangements, aux accords électoraux".

Le grand gagnant de ces arrangements, précise-t-il, est le Front national qui serait dopé par la stratégie des dirigeants du PS, "à commencer par François Hollande", qui pensent que "le "moindre risque (...) c'est que Le Pen soit le plus fort possible, 'comme ça je suis sûr de gagner au second tour'".

Et de prédire que la dirigeante du parti frontiste "va y arriver" lors de la présidentielle de 2017.

"Le volcan a éclaté, le cratère s'est ouvert du mauvais côté de la montagne. Ce n'est pas la première fois que des inventeurs de martingales magiques se prennent les pieds dans le tapis. Cette fois-ci, ils vont se prendre les pieds dans le tapis."

(Yves Clarisse, édité par Sophie Louet)

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  • M1765517 le mercredi 23 juil 2014 à 11:33

    bon vent le tribun ou disons celui qu'il aurait voulu etre encore un qui palpe insidieusement pour ne rien faire, c'est une pré retraite de luxe !

  • jplata le mardi 22 juil 2014 à 21:02

    il était temps!...