Jean-Louis Borloo veut faire de l'UDI le premier parti de France

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JEAN-LOUIS BORLOO VEUT FAIRE DE L'UDI LE PREMIER PARTI DE FRANCE
JEAN-LOUIS BORLOO VEUT FAIRE DE L'UDI LE PREMIER PARTI DE FRANCE

PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo a lancé dimanche avec les leaders du centre-droit l'Union des démocrates et indépendants (UDI), une nouvelle formation dont il veut faire "le premier parti de France".

L'UDI a fait une prise de choix le jour de sa première assemblée constituante, à la Mutualité de Paris, en la personne de l'ex-ministre des Sports Chantal Jouanno, qui va en conséquence quitter l'UMP.

Jean-Louis Borloo, qui a convaincu la plupart des composantes du centre d'oublier leurs querelles passées pour constituer une formation héritière de l'ex-UDF, nourrit les plus grandes ambitions pour l'UDI, qu'il préside.

Bientôt, "on sera prêt à gouverner", a-t-il assuré au Figaro. "Nous sommes une force qui a vocation à devenir le premier parti de France".

Après avoir réuni 30 députés et 28 sénateurs centristes et divers droite dans des groupes autonomes, l'ancien ministre de l'Ecologie a mis en chantier l'UDI, qui regroupe sept formations politiques et revendique environ 50.000 adhérents.

Seul le Modem de François Bayrou reste pour le moment à l'écart de ce regroupement.

L'ex-député a récemment tendu la main à Jean-Louis Borloo. Mais le leader centriste a posé comme condition l'acceptation d'une "ligne claire" d'alliance avec la droite, ce que l'ex-candidat à la présidentielle refuse.

NE PLUS ÊTRE LE STRAPONTIN DE L'UMP

Selon un sondage Ifop pour Ouest-France Dimanche, le centre connaît actuellement un tassement, 13% des personnes interrogées se réclamant de lui, contre 15% deux ans plus tôt. En outre, 28% des Français se déclarent "ni à gauche, ni à droite" contre 33% en septembre 2010.

Malgré tout, Jean-Louis Borloo, son ex-rival Hervé Morin, président du Nouveau centre, et les autres ténors centristes veulent y croire.

Le défi de l'UDI est "de ne plus être le strapontin de la majorité future avec l'UMP" mais d'être un "pôle" ayant pour objectif de devenir un "partenaire obligé et demain l'acteur majoritaire", a dit Hervé Morin en ouvrant l'assemblée constituante à la Mutualité.

"Redevenir la première force politique française comme l'était l'UDF au début des années 90 : voilà notre objectif", a-t-il insisté.

Hervé Morin a rappelé que l'UDI n'effaçait pas pour le moment les partis qui ont décidé de la constituer. "Peut-être irons nous un jour vers une fusion complète dans un parti unitaire", a-t-il cependant précisé.

L'arrivée de Chantal Jouanno, 43 ans, est un sérieux coup de pouce pour le nouveau parti, qui n'exclut pas d'attirer d'autres élus de droite en cas de victoire de Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP.

Ancienne ministre des Sports de Nicolas Sarkozy, la sénatrice avait marqué son désaccord avec l'UMP sur les questions d'immigration, le mariage homosexuel, qu'elle défend, ou l'environnement.

Gérard Bon

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