Jean-Guy Talamoni et Florian Philippot, même combat

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Jean-Guy Talamoni (tout à gauche) célèbre la victoire des nationalistes aux régionales en Corse, aux côtés du maire de Bastia Gilles Simeoni (tout à droite), Marie-Antoinette Maupertuis et Jean-Christophe Angelini.
Jean-Guy Talamoni (tout à gauche) célèbre la victoire des nationalistes aux régionales en Corse, aux côtés du maire de Bastia Gilles Simeoni (tout à droite), Marie-Antoinette Maupertuis et Jean-Christophe Angelini.

À l'oreille, ça fait bizarre. Quand les cadres du Front national s'en prennent à l'attitude des nationalistes corses, on croirait entendre des commissaires européens rappeler à la France la règle des 3 %. "Le président de la République doit siffler la fin de la récréation en Corse !" a insisté Florian Philippot, se disant "choqué" par le discours d'investiture prononcé en Corse par Jean-Guy Talamoni. Dans un communiqué, un autre chevènementiste du Front, Bertrand Dutheil de La Rochère, a tenu à faire l'éloge de la centralisation depuis Hugues Capet jusqu'à la fête de la Fédération, avant de déplorer la "lamentable provocation linguistique" du nouveau président de l'Assemblée de Corse. Ce dernier a tweeté (en français) : "Être accusé d'avoir eu un comportement antirépublicain par monsieur Philippot, du Front national, est assez savoureux."

C'est une première pour le FN new-look et jacobin de Marine Le Pen et de Florian Philippot. Si à l'aise à dénoncer les organisations supranationales (et d'abord, l'Europe), comment critiquer l'attitude d'une assemblée élue démocratiquement, aujourd'hui infranationale, qui aspire à être demain indépendante ? Philippot, qui exècre les identitaires, pense avoir trouvé la parade en bondissant, tel le cabri moqué en d'autres temps par le général de Gaulle : "République ! République ! République !"

Même sentiment d'abandon et d'insécurité identitaire

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