Jean-François Copé vote à Meaux, le 18 novembre 2012 pour l'élection du président de l'UMP

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Les adhérents de l'UMP se sont bien mobilisés dimanche pour choisir leur nouveau chef, dans un scrutin serré où les deux rivaux, François Fillon et Jean-François Copé, semblaient au coude-à-coude selon les premiers résultats partiels.A 21H00, chaque camp annonçait une légère avance de son champion.Selon des résultats communiqués à l'AFP par l'équipe Copé, sur 119.779 suffrages exprimés, le député-maire de Meaux disposait de 2.959 voix d'avance, soit 51,2% des voix.En revanche, selon des résultats donnés à l'AFP par l'équipe Fillon, sur 88.963 suffrages exprimés, sans Paris, une grosse fédération, l'ancien Premier ministre recueillait 50,08% des voix, soit 158 voix d'avance.Parmi les quelque 300.000 adhérents, la participation a été bien au-delà de 50% pour ce scrutin destiné à élire le président du parti jusqu'en 2015 et organisé dans près de 650 bureaux de vote.L'enjeu du scrutin est d'importance. Le vainqueur aura une longueur d'avance pour la présidentielle de 2017 même si l'échéance décisive sera la primaire de 2016 et si Nicolas Sarkozy pourrait vouloir troubler le jeu.Le déroulement des opérations électorales a donné lieu à quelques frictions entre les deux camps. Dans les Alpes-Maritimes, l'une des plus grosses fédérations UMP, Michèle Tabarot, pro-Copé, a évoqué "un certain nombre d'irrégularités" avec "des procurations vierges ou de fausses procurations". "La fraude et le mensonge n'existent pas chez nous", s'est insurgé Christian Estrosi, pro-Fillon.En prévision de contestations venant d'un camp ou d'un autre, des huissiers ont été mandatés dans les bureaux.Autre objet de friction, les files d'attente devant certains bureaux. François Fillon a patienté durant près d'une heure et demie avant de pouvoir déposer son bulletin dans l'urne, peu après la clôture du scrutin, à Paris, où il est désormais élu.Il en a profité pour "regretter l'organisation" de l'élection, laissant entendre que la désorganisation était le fait de Jean-François Copé, secrétaire général du parti."Pique non justifiée", lui a répliqué Roger Karoutchi, pro-Copé, rappelant que le parti avait mis sur pied une structure, chargée de mener à bien cette élection, et à laquelle participent des pro-Fillon.A 21H00, il était encore impossible de désigner le vainqueur, en l'absence des résultats des grosses fédérations: l'Ile-de-France et le Sud-Est mais aussi le Rhône ou le Nord.Dans la Marne, M. Fillon l'emporte sur M. Copé (675 voix, contre 635, selon Benoît Apparu). Dans le Nord (54%), les Bouches-du-Rhône (plus de 62%), la Seine-et-Marne (78,4%), fief de M. Copé, la Meurthe-et-Moselle (53%) ou le Rhône, Jean-François Copé l'emporte. A l'inverse, dans les Yvelines (59%), dans l'Essonne (51,6%), c'est M. Fillon qui gagne."On est en voie de gagner", a déclaré le patron des députés UMP Christian Jacob."Je pense que l'on s'avance sereinement vers la victoire de François Fillon", a déclaré de son côté l'ex-ministre Patrick Ollier, pro-Fillon, tout comme Christian Estrosi qui s'est aussi montré optimiste pour son champion. Avant la clôture du scrutin, François Fillon et Jean-François Copé ont fait part tous deux de leur "confiance", se félicitant de la "mobilisation".Favori des sondages réalisés auprès d'un public plus large - les sympathisants UMP - M. Fillon a achevé sa tournée en Vendée en invitant les militants à se poser une seule question: "Qui est le mieux placé pour rassembler les Français autour de l'UMP '"De son côté, M. Copé, a mené campagne tambour battant jusqu'à la dernière minute en avalant les kilomètres - Eure, Seine-Maritime et Yvelines - et en envoyant un message audio, par téléphone, à chacun des adhérents pour les appeler à faire le choix d'un chef d'une opposition de "résistance", sur sa ligne d'une "droite décomplexée".En fin de campagne, le ton s'était durci entre les deux camps. M. Fillon a accusé son adversaire d'emprunter "tous les virages à droite", tandis que M. Copé a raillé son opposition "en pantoufles" et son côté "Hollande de droite".Pas de divergences politiques fondamentales entre les deux hommes, qui revendiquent toutefois leurs "différences".Après 5 ans passés à Matignon, M. Fillon se pose en "homme d'Etat" et se projette déjà dans le rendez-vous présidentiel de 2017. M. Copé revendique d'être "le premier des militants", promet une "vague bleue" aux municipales de 2014 et recourt aux formules-chocs ("racisme anti-Blancs", appel à manifester).Outre l'élection du président, les adhérents UMP devaient reconnaître officiellement les "courants", une première à droite.

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