Jean-François Copé s'interroge sur la ligne politique de Fillon

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Jean-François Copé s'interroge sur la ligne politique de Fillon
Jean-François Copé s'interroge sur la ligne politique de Fillon

PARIS (Reuters) - La compétition pour la présidence de l'UMP sera "une bataille sur une ligne politique", a estimé dimanche Jean-François Copé, qui s'est revendiqué comme le candidat d'une "droite moderne et décomplexée" face à François Fillon dont il affirme ne pas "forcément connaître" la ligne.

L'ancien Premier ministre, principal adversaire du secrétaire général de l'UMP pour la direction du parti néogaulliste, a officialisé sa candidature dans une interview au Journal du Dimanche, se posant comme le candidat du "rassemblement".

Invité du "Grand Jury" Le Figaro-LCI-RTL, Jean-François Copé a réaffirmé que l'initiative de François Fillon ne remettait pas en cause son calendrier et a mis en avant leurs différences de parcours.

"Ce ne sera pas une bataille de personnes, ce sera une bataille sur une ligne politique. Je ne suis pas sûr de forcément connaître la sienne", a-t-il déclaré, se présentant comme le porte-parole d'une droite "décomplexée" qui aborde sans "états d'âme" des thèmes relayés par le Front national -immigration, sécurité, etc.

"Nous sommes deux personnalités très différentes, nous n'avons pas la même histoire. Il est mon aîné, il a été Premier ministre, moi j'ai été ministre, simplement, mais en même temps, nous n'avons pas non plus la même histoire électorale", a poursuivi Jean-François Copé.

L'entourage du député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) est tenté de présenter le duel à venir avec François Fillon, député de Paris, comme la confrontation de "la base" contre "les notables", des "élus" contre les "héritiers".

"Il est élu de Paris, dans le 7e arrondissement, je suis l'élu (...) d'une ville de la grande banlieue. A partir de là, ce n'est pas la même histoire", a insisté Jean-François Copé.

"Ce sont les militants qui voteront. Nous ne sommes pas dans une ambiance d'autoproclamation", a-t-il ajouté, glissant que son futur adversaire était "assez solitaire".

Le secrétaire général de l'UMP, qui pourrait se déclarer d'ici la fin du mois d'août, a répété que sa "première priorité" n'était pas "d'annoncer sa candidature" mais "d'installer l'opposition".

"C'est une décision qui doit être annoncée, expliquée à un moment donné, et nous ne sommes pas dans ce moment", a-t-il précisé, ajoutant qu'il n'était "pas dans l'hésitation".

Sophie Louet

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