Jean-François Copé candidat pour être le "chef" de la France

le
0
    PARIS, 12 mars (Reuters) - Jean-François Copé a dit samedi 
être candidat à la primaire de la droite en vue de la 
présidentielle de 2017 pour être le "chef" de la France, 
attaquant, sans les nommer, ses concurrents qui sont selon lui 
les champions de la reculade et du mea culpa. 
    Le député de Seine-et-Marne, 51 ans, a lancé sa campagne à 
Meaux, la ville dont il est le maire, dans un long 
discours-programme prononcé devant ses soutiens. 
    "Notre pays veut être gouverné. Notre pays a besoin d'être 
commandé", a-t-il déclaré en estimant que les difficultés 
actuelles étaient dues au fait qu'il n'y a "pas de chef". 
    "Avec moi, la France sera gouvernée. Avec moi, la France 
sera dirigée. Elle ne reculera plus", a-t-il ajouté. 
    Contraint à la démission de la présidence de l'ex-UMP en mai 
2014 à la suite de l'affaire Bygmalion, un système présumé de 
fausses facturations destinées à masquer un dérapage supposé des 
dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il a vu son 
horizon judiciaire dégagé lorsqu'il n'a pas été mis en examen. 
    Il se présente comme le candidat "d'une droite décomplexée, 
une droite ni extrémiste ni excessive, mais une droite assumée, 
fière de ses valeurs et dont la main ne tremble pas lorsqu'il 
s'agit de prendre les décisions nécessaires pour la France". 
    Le dixième candidat à la primaire de la droite et du centre 
s'en prend sans les nommer à ses concurrents, l'ancien président 
Nicolas Sarkozy en tête, qui s'est livré dans son dernier livre 
à un mea culpa sur les décisions qu'il n'a pas prises. 
    "Chacun dans les fonctions gouvernementales et exécutives 
qu'ils ont exercées, ils voulaient faire, mais ils n'ont pas 
pu", a dit Jean-François Copé à Meaux. "Le mea culpa est devenu 
sport national mais promis, je regrette, et la prochaine fois, 
votez pour moi et je le ferai." 
    Il a également fustigé le Front national, qu'il appelle "la 
droite Trump" en allusion au candidat à la primaire républicaine 
aux Etats-Unis, "une droite populiste et racoleuse qui, alors 
qu'elle en est le plus pur produit, voudrait faire croire que 
c'est en tirant à boulets rouges sur les élites, le 'système', 
'l'establishment', qu'on réglerait tous nos problèmes !" 
    Il prône un gouvernement par ordonnances pour recruter 
50.000 policiers, gendarmes, militaires et magistrats afin de 
restaurer la sécurité, pour en finir avec l'emploi à vie dans la 
fonction publique pour les nouveaux entrants et pour mieux 
maîtriser l'immigration tout en favorisant l'intégration. 
 
 (Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant