Jean-François Copé candidat pour être le "chef" de la France

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JEAN-FRANÇOIS COPÉ CANDIDAT POUR LA PRIMAIRE DE LA DROITE
JEAN-FRANÇOIS COPÉ CANDIDAT POUR LA PRIMAIRE DE LA DROITE

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé a dit samedi être candidat à la primaire de la droite en vue de la présidentielle de 2017 pour être le "chef" de la France, attaquant, sans les nommer, ses concurrents qui sont selon lui les champions de la reculade et du mea culpa.

Le député de Seine-et-Marne, 51 ans, a lancé sa campagne à Meaux, la ville dont il est le maire, dans un long discours-programme prononcé devant ses soutiens.

"Notre pays veut être gouverné. Notre pays a besoin d'être commandé", a-t-il déclaré en estimant que les difficultés actuelles étaient dues au fait qu'il n'y a "pas de chef".

"Avec moi, la France sera gouvernée. Avec moi, la France sera dirigée. Elle ne reculera plus", a-t-il ajouté.

Contraint à la démission de la présidence de l'ex-UMP en mai 2014 à la suite de l'affaire Bygmalion, un système présumé de fausses facturations destinées à masquer un dérapage supposé des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il a vu son horizon judiciaire dégagé lorsqu'il n'a pas été mis en examen.

Il se présente comme le candidat "d'une droite décomplexée, une droite ni extrémiste ni excessive, mais une droite assumée, fière de ses valeurs et dont la main ne tremble pas lorsqu’il s’agit de prendre les décisions nécessaires pour la France".

Le dixième candidat à la primaire de la droite et du centre s'en prend sans les nommer à ses concurrents, l'ancien président Nicolas Sarkozy en tête, qui s'est livré dans son dernier livre à un mea culpa sur les décisions qu'il n'a pas prises.

"Chacun dans les fonctions gouvernementales et exécutives qu’ils ont exercées, ils voulaient faire, mais ils n’ont pas pu", a dit Jean-François Copé à Meaux. "Le mea culpa est devenu sport national mais promis, je regrette, et la prochaine fois, votez pour moi et je le ferai."

Il a également fustigé le Front national, qu'il appelle "la droite Trump" en allusion au candidat à la primaire républicaine aux Etats-Unis, "une droite populiste et racoleuse qui, alors qu’elle en est le plus pur produit, voudrait faire croire que c’est en tirant à boulets rouges sur les élites, le 'système', 'l’establishment', qu’on réglerait tous nos problèmes !"

Il prône un gouvernement par ordonnances pour recruter 50.000 policiers, gendarmes, militaires et magistrats afin de restaurer la sécurité, pour en finir avec l’emploi à vie dans la fonction publique pour les nouveaux entrants et pour mieux maîtriser l'immigration tout en favorisant l'intégration.

(Yves Clarisse)

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  • charleco il y a 9 mois

    La mystique du chef!! Un président est d'abord un représentant, puis un serviteur du peuple. Car, il a dû l'oublier, c'est le peuple qui est souverain.