Jean-François Copé a renoué avec Nicolas Sarkozy

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JEAN-FRANÇOIS COPÉ ET NICOLAS SARKOZY TOURNENT LA PAGE
JEAN-FRANÇOIS COPÉ ET NICOLAS SARKOZY TOURNENT LA PAGE

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé, qui affirme avoir "tourné la page" des inimitiés avec Nicolas Sarkozy, a mis en avant vendredi des "convergences fortes" avec l'ancien président tout en estimant que son discours sur l'identité nationale était dépassé.

Le député-maire de Meaux, candidat à la primaire de la droite, a rencontré jeudi le président des Républicains à sa demande après près d'un an de brouille liée à l'affaire Bygmalion, un système présumé de fausses factures lors de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.

Jean-François Copé a été mis hors de cause dans ce dossier, Nicolas Sarkozy a été mis en examen en février dernier pour financement illégal de campagne électorale.

"On n'est pas du tout rentré dans le détail. (...) La page est tournée pour ce qui me concerne", a déclaré à propos de l'affaire l'ancien président de l'UMP sur RTL.

Prié de dire si l'hypothèse d'une alliance avec Nicolas Sarkozy, dans l'entre-deux-tours de la primaire, était envisageable, Jean-François Copé, qui ne recueille que deux à trois pour cent d'intentions de vote, a répondu : "A chaque jour suffit sa peine."

"Il y a des convergences fortes entre Nicolas Sarkozy et moi, ce n'est pas un secret, mais en revanche on a aussi parfois quelques divergences", a-t-il expliqué.

Au nombre des convergences, la défense d'"une droite décomplexée par rapport à d'autres qui sont dans une droite peut-être plus tiède", une référence à Alain Juppé.

Au nombre des divergences : le discours sur l'identité nationale, que Nicolas Sarkozy a relancé mercredi soir lors d'une réunion publique dans le Nord.

"Mon analyse, c'est qu'on n'est plus en 2007, ni en 2012. (...) Oui, bien sûr, la question de la Nation, la question de la République qu'il faut remobiliser, elle est capitale, mais ce que les gens demandent, en fait, ce sont maintenant des mesures", a dit Jean-François Copé.

Alain Juppé, favori de la primaire, a convenu vendredi sur France Info qu'il ne fallait pas "éluder" ce débat, mais il a de nouveau marqué sa différence avec Nicolas Sarkozy sur le sujet.

"Moi je ne considère pas qu'identité rime avec exclusion. Pour moi, identité rime avec diversité et unité. La France est diverse, nous n'avons pas les mêmes origines, les mêmes couleurs de peau, les mêmes religions, c'est un fait, il faut le respecter", a-t-il dit.

Quant aux "racines chrétiennes" de la France exaltées par Nicolas Sarkozy, le maire de Bordeaux a ajouté : "Elle n'a pas que des racines chrétiennes, elle a des racines judéo-chrétiennes, elle a des racines gréco-latines..."

Jeudi, sur Europe 1, le président des Républicains avait raillé l'approche d'Alain Juppé, qui plaide pour "l'identité heureuse".

"L'identité heureuse, dans un pays qui a six millions de chômeurs, malheureusement ça n'existe pas".

(Sophie Louet)

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  • charleco il y a 6 mois

    Qui se ressemble s'assemble.

  • M4098497 il y a 6 mois

    La photo est un excellent résumé des personnes que l'on ne souhaite plus voir en politique.

  • M4098497 il y a 6 mois

    Il n'avait pas de mots assez durs entre eux après l'affaire Bygmalion . Ce n'est plus crédible de faire de la politique de cette façon