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    Reuters le 11/10/2011 à 14:17
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    Jean-Claude Trichet parle de crise systémique et urgente :


    JEAN-CLAUDE TRICHET ESTIME QUE LA CRISE A ATTEINT UNE DIMENSION SYSTÉMIQUE
    JEAN-CLAUDE TRICHET ESTIME QUE LA CRISE A ATTEINT UNE DIMENSION SYSTÉMIQUE

    * Trichet souligne la montée des risques

    * Il plaide pour une recapitalisation rapide des banques

    * Le FESF doit être le plus souple possible

    par Sakari Suoninen

    FRANCFORT (Reuters) - La crise de la dette dans la zone euro a atteint une dimension systémique, les risques de répercussions sur l'économie augmentent rapidement et les banques sont entrées dans une zone de danger, a déclaré mardi Jean-Claude Trichet, qui s'exprimait en qualité de président du Comité européen du risque systémique (CERS).

    Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) doit être le plus souple possible, a-t-il ajouté devant la commission des Affaires économiques et financières du Parlement européen, tout en excluant que la Banque centrale européenne (BCE), qu'il préside jusqu'à la fin du mois, prenne part à sa démultiplication.

    "Au cours des trois dernières semaines, la situation est restée très difficile. La crise est systémique et elle doit être combattue avec la plus grande détermination", a-t-il dit.

    "Le haut niveau d'interconnexion du système financier de l'Union européenne a provoqué une hausse rapide du risque de contagion. Cela menace la stabilité financière dans l'Union prise dans son ensemble et affecte de manière négative l'économie réelle en Europe et au-delà."

    Jean-Claude Trichet a plaidé pour que les gouvernements et les autorités européennes agissent de concert pour résoudre la crise, ajoutant que tout retard aurait des conséquences désastreuses.

    "Il faut que toutes les autorités agissent à l'unisson le plus rapidement, avec le plus grand dévouement pour préserver la stabilité financière", a-t-il lancé.

    Mis sur pied fin 2010, le CERS fait partie du système européen de surveillance financière (SESF), dont l'objectif est d'assurer la surveillance du système financier de l'Union.

    S'il ne dispose pas de pouvoirs réels, il peut toutefois prendre le parti de faire état publiquement de ses interrogations.

    RECAPITALISATION

    Sur le dossier des banques, Jean-Claude Trichet a réclamé des décisions claires sur la question de la recapitalisation, soulignant qu'il n'y avait plus de temps à perdre.

    La montée des inquiétudes dissuade de plus en plus les banques de se prêter les unes aux autres, comme en témoigne le recul des volumes des prêts interbancaires et le recours de plus en plus fréquent aux financements offerts par la BCE.

    Les dépôts au jour le jour des banques commerciales auprès de la Banque centrale européenne ont ainsi atteint 213 milliards d'euros la semaine dernière, un volume sans précédent depuis juillet 2010.

    Un vent d'espoir s'est levé dimanche soir après les annonces de Paris et Berlin, qui ont pris l'engagement de proposer au plus vite un plan de recapitalisation des banques. Mais l'absence de détails incite les investisseurs à rester prudents, d'autant que la Slovaquie n'a pas encore validé le renforcement du FESF.

    "Le secteur bancaire européen a besoin d'une recapitalisation", a jugé Jean-Claude Trichet. "Les décisions doivent être prises très rapidement."

    Evoquant le rôle du FESF, il a jugé que ce dernier pourrait jouer un rôle important.

    "Les régulateurs doivent coordonner leurs efforts afin que les fonds propres des banques soient renforcés, y compris par l'utilisation de garanties de souscription, tout en prenant en compte le besoin de transparence et la valorisation permanente de l'exposition à la dette souveraine", a-t-il dit.

    Il a toutefois exclu que la BCE soit mise à contribution pour accroître la puissance du feu du FESF, en expliquant que les Etats disposaient de tous les moyens nécessaires pour y parvenir sans solliciter la banque centrale.

    Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand

     


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    • M6749823 il y a 7 mois

      Commençons par recapitaliser le leadership européen en donnant un 'chef' à l'Europe. Cette crise est une crise de confiance, qui s'auto entretient en profitant des faiblesses de chaque élément, faute de tête centrale capable d'organiser des réponses intelligentes et rapides aux problèmes.

    • tj1mr il y a 7 mois

      Il est regrétable que Mr ROBESPIERRE ait été assassiné.....Il n' aurait pas chômé aujourd'hui.. Ils ont joué avec nos économies , et ils ôsent réclamer une recapitalisationdes banques ?? Ils nous prennent pour des C...

    • jevoq il y a 7 mois

      "Il a toutefois exclu que la BCE soit mise à contribution pour accroître la puissance du feu du FESF, en expliquant que les Etats disposaient de tous les moyens nécessaires pour y parvenir sans solliciter la banque centrale". Dans ce cas, à quoi sert la banque cenrale ?C'est pitoyable...

    • grobabal il y a 7 mois

      L'est pas encore à la retraite Papounet ?Depuis quand est-ce que les retraités font la pluie et le beau temps en France ? Y avait déjà le p'tit, le Pdt du FMI, les agences de notation, vont pas nous lâcher les basketts un jour ces gens là ?

    • M9626406 il y a 7 mois

      Bravo M Triche, et depuis le temps qu'il est en place, c'est maintenant qu'il crie au loup ?

    • andrews3 il y a 7 mois

      Quelques postions short bien ciblées monsieur la panique... On se garderait bien de ce genre de déclarations de personnes finalement proches de la sénilité de monsieur ès lapalissade.

    • soudono il y a 7 mois

      L'usage de la désinformation en démocratie sépare encore plus les dirigeants des dirigés et suscite parfois une méfiance généralisée à l'égard des dirigeants. Plusieurs théories conspirationnistes utilisent ainsi la formule « nouvel ordre mondial », parfois mentionné par son acronyme NOM (NWO en anglais). Elle désigne la prise de contrôle de l'économie mondiale par les élites conspirantes, notamment de la finance.

    • lumikadi il y a 7 mois

      A zut ....Moi qui pensais que seul la crise s'étendait à mon quartier.Et pendant ce temps là l'euro baisse baisse et baisse ....

    • lecorr il y a 7 mois

      L'arrêt de la crise par par le Glass-Steagall Act et par un séjour en prison de quelques (gros) banquiers... Mais leurs copains politiques les protègent... mais pour combien de temps?En fait la question est: combien de temps allons nous supporter ces politiques?

    • Comp42 il y a 7 mois

      Merkel et Sarkozy nous prennent vraiment pour des imbéciles!Rien ne peut arrêter la crise!Qui va avoir le courage de l annoncer officiellement?On arrive sur un point de non retour, faut arrêter de retarder l échéance, elle est évidente!!!!Tricher est un gangster au même stade que Bernanke, que le FMI, Goldmann Sachs, JP Morgan...Qu'attendent les Bidelbergers pour mettre un terme à tout ça et instaurer ce dont ils se battent depuis tant d' années, le NOUVEL ORDRE MONDIAL!!!!


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