Jean-Claude Juncker (UE) veut voir la Grèce faire plus d'efforts

le , mis à jour à 16:43
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RPT-JEAN-CLAUDE JUNCKER VEUT QUE LA GRÈCE FASSE PLUS D'EFFORTS
RPT-JEAN-CLAUDE JUNCKER VEUT QUE LA GRÈCE FASSE PLUS D'EFFORTS

VIENNE (Reuters) - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, exhorte la Grèce à redoubler d'efforts pour s'entendre avec ses bailleurs de fonds internationaux, estimant que les discussions entre les deux parties n'en sont pas arrivées à un stade où elles puissent déboucher rapidement sur une issue heureuse.

"Nous ne sommes pas du tout satisfaits de l'évolution des discussions jusqu'ici; la Grèce doit faire plus d'efforts de toute urgence de manière à ce que l'on boucle ce dossier pour le bien de tous", a-t-il dit à la presse, lors d'un déplacement à Vienne. "Les discussions ont gagné en intensité ces quatre ou cinq derniers jours mais n'ont pas évolué au point de pouvoir rapidement aboutir à une conclusion".

Pour sa part, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, pense que la Grèce et ses créanciers passeront un accord dans les semaines qui viennent, jugeant en outre qu'une sortie de la Grèce de la zone euro serait source d'instabilité pour la zone euro. La Grèce doit remplir ses obligations et ses engagements si elle veut rester dans la zone euro mais un "Grexit" est "hors de question", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, doit rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel jeudi en marge du Conseil européen de Bruxelles consacré aux migrants en Méditerranée, à la veille d'une réunion jugée cruciale de l'Eurogroupe à Riga.

Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) examineront à cette occasion les progrès faits par Athènes vis-à-vis des réformes promises.

Tout le monde s'accorde pour dire que le temps presse pour éviter un défaut de paiement de la Grèce mais le gouvernement Tsipras n'a toujours pas présenté de programme détaillé de réformes susceptible d'être avalisé par ses bailleurs de fonds, ce qui, pour la plupart des observateurs, réduit la probabilité d'un compromis rapide.

La Grèce, qui risque de se retrouver rapidement à bout de ressources, et la zone euro ont convenu en février qu'elle-même et ses créanciers de la zone euro s'entendent sur une liste globale de réformes afin qu'elle puisse récupérer 7,2 milliards d'euros restant à tirer sur son programme de renflouement.

Des responsables de la zone euro espéraient que la liste soit présentée à l'Eurogroupe vendredi à Riga mais elle ne sera pas prête d'ici là et pas non plus avant la fin du mois sans doute et la raison essentielle en est que la Grèce n'a pas fourni à ses créanciers des données financières et n'a pas dit clairement quelles réformes elle voulait lancer.

"Il y a une accélération évidente de l'activité, de l'engagement mais nous restons bien loin de tout signe d'un résultat en vue", a dit un responsable de la zone euro, ajoutant qu'il serait extrêmement difficile de présenter le moindre accord global d'ici la date limite du 30 avril.

(Shadia Nasralla et Toby Sterling, avec Jan Strupczewski à Bruxelles, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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  • launor le mercredi 22 avr 2015 à 10:24

    Quand vous devez 10000 euros c'est votre problème, quand vous en devez 100 milliards c'est le problème de votre créancier !

  • pascalcs le mardi 21 avr 2015 à 17:33

    La Grece n'a plus aucun intérêt à faire des efforts vu qu'elle est déjà en dépression depuis plusieurs annéeset qu'elle tient désormais l'Allemagne par les coucougnettes. Tsipras sait très bien que Mme Merkel, sous son discours dur via Schaeuble, est en position de faiblesse. Il ira jusqu'au bout et le Allemands ont du souci à se faire.

  • guerber3 le mardi 21 avr 2015 à 17:09

    Les Grecs se rapprochent de la sortie...!

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