Jean-Christophe Cambadélis : Sarkozy « propose une nouvelle frontière aujourd'hui »

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Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, lors de son interview au « Monde », le 25 août 2016 dans son bureau au siège du PS, rue Solferino à Paris.
Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, lors de son interview au « Monde », le 25 août 2016 dans son bureau au siège du PS, rue Solferino à Paris.

Dans un entretien au « Monde », le premier secrétaire du Parti socialiste revient sur la candidature de l’ex chef de l’Etat, mais aussi sur la situation de la gauche.

Le positionnement de Nicolas Sarkozy constitue « une menace considérable pour le pays », estime dans un entretien accordé au Monde, Jean Christophe Cambadélis. « Il a pris une responsabilité terrible devant la France. Il avait abaissé les frontières avec son discours de Grenoble en 2010, il propose une nouvelle frontière aujourd’hui à la droite et à l’extrême droite », attaque le premier secrétaire du PS.

Ce dernier ajoute, au sujet de Tout pour la France (Editions Plon, 240 pages), le livre programme de l’ancien chef de l’Etat et candidat à la primaire du parti Les Républicains :

« Au delà de la restauration sarkozyste, il s’agit d’un programme commun entre la droite décomplexée et l’extrême droite recentrée, autour de deux thèmes : l’autorité et l’inégalité. Sarkozy a imposé à l’ensemble de la droite son calendrier, ses propositions, son terrain politique. » Selon le patron des socialistes, le programme de M. Sarkozy est « ahurissant, en terme de dépense publique, de remise en cause des acquis sociaux. Il est même provocateur ».

« Bilan contrasté, mais positif » Côté gauche, à trois jours du rassemblement de la majorité à Colomiers, lundi 29 août, M. Cambadélis estime que le gouvernement « doit bien sûr porter son bilan, qui est contrasté mais positif ».

« Au moment où la croissance redémarre et où le chômage baisse, il serait paradoxal de ne pas souligner que nous avons redressé le pays, malgré l’ardoise que nous avait laissée la droite en 2012. » A quatre mois ...

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