«Je veux planter des OGM»

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«Je veux planter des OGM»
«Je veux planter des OGM»

Il est devenu le porte-voix des agriculteurs qui soutiennent la culture des OGM en silence... par peur des critiques et des lames des faucheurs. Depuis lundi, Claude Ménara ne décolère pas. Cet agriculteur de 55 ans, cultivateur de maïs, dénonce la décision prise par le gouvernement de prendre d'ici au mois de mars, avant les prochains semis, un arrêté interdisant la culture du MON810, le maïs génétiquement modifié commercialisé par la firme américaine Monsanto.

Le débat sur les OGM a été relancé cette semaine après le rejet, lundi soir au Sénat, d'une proposition de loi socialiste visant à interdire la culture de maïs transgénique en France. Alors que le Conseil d'Etat avait suspendu le moratoire l'interdisant l'été dernier .

« On est en train d'isoler la France pour des questions politiques et électorales. On ne peut plus continuer à tourner le dos à l'innovation et au progrès ! Aucune étude ne prouve que c'est dangereux », avance le paysan quinquagénaire, au fort accent du Sud-Ouest, qui a commencé à cultiver du MON810 en 1998 dans sa ferme de Bouglon (Lot-et-Garonne).

« Je me suis lancé dès que l'autorisation a été promulguée. Ça a duré un an, jusqu'au moratoire de 1999, mais j'ai quand même eu le temps de voir les changements sur mes maïs. Les OGM permettent d'avoir des plantes saines et des grains plus harmonieux. Leur culture nécessite moins de travail et de passages en tracteur, donc moins de CO2. C'est plus économique et ça nous permet de réduire l'usage des produits chimiques qui nous aident à lutter contre les insectes invasifs », souligne celui qui est aussi administrateur de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), qui a également cultivé des OGM entre 2005 et 2007, lorsqu'ils ont été de nouveau autorisés sur le marché.

C'est à cette époque, durant l'été 2006, que des militants de Greenpeace dessinent une croix géante dans ses champs pour dénoncer une décision ...

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