« Je suis si fier de moi »

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La légende tricolore Teddy Riner ne cachait pas sa joie après son deuxième sacre olympique. Que ressentez-vous ? TEDDY RINER. Beaucoup de joie et de bonheur. Je ne vous le montre peut-être pas, c'est parce que je suis fatigué (il sourit). La journée a été longue. C'est éprouvant d'être le dernier à passer. Ma joie est intérieure, mais je sais que je ne vais pas réussir à dormir. Après autant de médailles, vous arrivez encore à avoir des étoiles plein les yeux ? Bien sûr, c'est toujours un moment à part. Une deuxième médaille d'or olympique, c'est quelque chose. C'est aussi la troisième médaille d'or que je décroche à Rio (NDLR : après celles des Mondiaux en 2007 et 2013). C'est quelque chose d'énorme, non ? Je suis si fier de moi, si fier de ma finale. Je n'ai rien lâché, ni pendant cette journée ni pendant toute ma préparation. Pendant cette olympiade, j'ai eu des blessures, parfois des manques de sensations, mais je me suis accroché. Savez-vous que pendant que vous combattiez, en plus d'Emilie Andéol, en or comme vous, d'autres Français ont décroché des médailles en aviron, au tir à l'arc et en escrime ? Ah, ça me fait vraiment très plaisir ! On commençait à se traîner, non ? (Il éclate de rire.) Maintenant, je vais jouer mon rôle de capitaine, j'ai déjà rendez-vous au stade d'athlétisme ! Avez-vous vécu l'une des plus difficiles journées de votre carrière ? Sans doute, même si je suis arrivé le matin avec énormément d'envie. On pense que c'est facile, on dit parfois que je n'ai pas d'opposition, cette journée a démontré le contraire. Certes, ce n'est pas toujours spectaculaire, moi-même j'aimerais placer plus de ippon, mais il faut comprendre que mes adversaires ont aussi faim que moi. Ça bloque, ça verrouille et c'est plus difficile de placer une ...

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