Je suis Djibril Cissé, je suis une légende.

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Je suis Djibril Cissé, je suis une légende.
Je suis Djibril Cissé, je suis une légende.

Il a mis un doublé inattendu contre Auxerre, son club formateur. Peut-être le dernier coup d'éclat d'un joueur qui aurait dû avoir sa place dans la grande histoire des numéros 9, entre Ronaldo et Fernando Torres.Il y a beaucoup de raisons d'être attaché à Djibril Cissé. Il faut dire que le joueur ne se contente pas d'avoir marqué les esprits, il est tout simplement le relais, l'unique passage de témoins entre deux générations. Il peut ainsi être vu par certains comme le premier footballeur bling-bling, celui par qui les caleçons de toutes les couleurs, les casques énormes sur les oreilles, les gros tatouages et les Hummer customisés sont arrivés. D'autres voient en lui un des derniers joueurs à aimer singulièrement son sport, dont le rêve premier était d'avoir un poster à son effigie dans un magazine, pas de faire fortune. Un mec à avoir orienté sa carrière pour les Bleus et non à s'être servi des Bleus pour orienter sa carrière. Comme si ça ne suffisait pas, Cissé est aussi pas loin d'être premier dans la catégorie de ceux qui ont une volonté de fer, étant revenu à deux reprises après des tibias explosés. A l'heure d'un football aseptisé dans tous les sens du terme, Djibril Cissé, footballeur incomplet et assumé (vitesse, pied droit, et basta), qui ne sera jamais content d'être sur le banc, manque déjà. Car oui, c'est bientôt la fin pour lui, il va rejoindre dans pas longtemps Bruno Bellone et Nii Lamptey dans une dernière catégorie : ceux qui auraient dû être sur le toit du football mondial au départ. Tout un programme.
Demolition Man
C'est Malamine Koné, le patron de la marque Airness, qui résume le mieux ce qu'est Djibril Cissé au tout début. A la fin des années 90, le futur homme d'affaires vient à Auxerre pour voir son ami d'enfance Steve Marlet. Son but, infiltrer le vestiaire et convaincre les pros de porter ses sweats. En attendant un huis-clos de Guy Roux, il regarde les jeunes jouer. Déclic. Il voit une panthère, le symbole de sa marque, sur le pré. Un jeune qui court très vite, qui frappe très fort, noir et blond péroxydé à la Wesley Snipes dans Demolition Man. Ce style, Cissé va l'imposer à tous. Plus tard, des gamins chasseurs d'autographes se présenteront même avec du talc dans les cheveux devant la panthère. Après quelques fulgurances en Coupe de France, notamment deux buts au Parc des Princes, Guy Roux décide de dégager Guivarc'h pour lui faire de la place devant en 2001. Premier match, 4 buts. Deuxième match, réception du PSG et égalisation avec un ciseau sur corner à l'entrée de la surface. Le but rentre le lendemain dans le générique de Téléfoot qui pose la directement la question :...

Il y a beaucoup de raisons d'être attaché à Djibril Cissé. Il faut dire que le joueur ne se contente pas d'avoir marqué les esprits, il est tout simplement le relais, l'unique passage de témoins entre deux générations. Il peut ainsi être vu par certains comme le premier footballeur bling-bling, celui par qui les caleçons de toutes les couleurs, les casques énormes sur les oreilles, les gros tatouages et les Hummer customisés sont arrivés. D'autres voient en lui un des derniers joueurs à aimer singulièrement son sport, dont le rêve premier était d'avoir un poster à son effigie dans un magazine, pas de faire fortune. Un mec à avoir orienté sa carrière pour les Bleus et non à s'être servi des Bleus pour orienter sa carrière. Comme si ça ne suffisait pas, Cissé est aussi pas loin d'être premier dans la catégorie de ceux qui ont une volonté de fer, étant revenu à deux reprises après des tibias explosés. A l'heure d'un football aseptisé dans tous les sens du terme, Djibril Cissé, footballeur incomplet et assumé (vitesse, pied droit, et basta), qui ne sera jamais content d'être sur le banc, manque déjà. Car oui, c'est bientôt la fin pour lui, il va rejoindre dans pas longtemps Bruno Bellone et Nii Lamptey dans une dernière catégorie : ceux qui auraient dû être sur le toit du football mondial au départ. Tout un programme.
Demolition Man
C'est Malamine Koné, le patron de la marque Airness, qui résume le mieux ce qu'est Djibril Cissé au tout début. A la fin des années 90, le futur homme d'affaires vient à Auxerre pour voir son ami d'enfance Steve Marlet. Son but, infiltrer le vestiaire et convaincre les pros de porter ses sweats. En attendant un huis-clos de Guy Roux, il regarde les jeunes jouer. Déclic. Il voit une panthère, le symbole de sa marque, sur le pré. Un jeune qui court très vite, qui frappe très fort, noir et blond péroxydé à la Wesley Snipes dans Demolition Man. Ce style, Cissé va l'imposer à tous. Plus tard, des gamins chasseurs d'autographes se présenteront même avec du talc dans les cheveux devant la panthère. Après quelques fulgurances en Coupe de France, notamment deux buts au Parc des Princes, Guy Roux décide de dégager Guivarc'h pour lui faire de la place devant en 2001. Premier match, 4 buts. Deuxième match, réception du PSG et égalisation avec un ciseau sur corner à l'entrée de la surface. Le but rentre le lendemain dans le générique de Téléfoot qui pose la directement la question :...

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