"Je suis Charlie", slogan de la solidarité et de l'émotion sur la Toile et dans la rue

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"Je suis Charlie", slogan de la solidarité et de l'émotion sur la Toile et dans la rue
"Je suis Charlie", slogan de la solidarité et de l'émotion sur la Toile et dans la rue

"Je suis Charlie": dès l'annonce de l'attentat meurtrier contre Charlie Hebdo mercredi, des milliers d'internautes ont traduit leur émotion sur la Toile en ces quelques mots, une formule devenue slogan dans les rassemblements de soutien à l'hebdomadaire satirique.Juste après l'attaque contre le journal qui a fait douze morts mercredi en fin de matinée, le hashtag #jesuischarlie a commencé à faire tache d'huile sur Twitter, de même qu'un logo sobre et frappant: "Je suis Charlie", trois mots en blanc et gris sur fond noir, à la typographie semblable à celle du nom du journal.L'image a été reprise par l'hebdomadaire lui-même, dont le site internet se résumait à ce slogan-choc, décliné en plusieurs langues, dont l'arabe. Et par beaucoup de médias qui l'ont affiché en Une. De nombreux utilisateurs s'en sont également emparés pour en faire leur photo de profil, dont l'ambassade des Etats-Unis en France. L'Opéra de Paris a mis le logo sur son site.D'anciennes caricatures publiées par Charlie Hebdo faisaient aussi florès sur le net.Joachim Roncin, directeur artistique et journaliste musique au magazine gratuit Stylist, qui a publié sur son compte @joachimroncin ce logo peu après l'attentat, a indiqué à l'AFP en être l'auteur."C'est très étrange ce qui est en train de se passer, ça me dépasse totalement", a confié le journaliste, qui dit être depuis extrêmement sollicité sur Twitter et trouve "bizarre" d'être devenu "une sorte de représentant de l'effroi"."Je n'avais pas beaucoup de mots pour exprimer toute ma peine et j'ai juste eu cette idée de faire +Je suis Charlie+ parce que notamment, je lis beaucoup avec mon fils le livre +Où est Charlie+, ça m'est venu assez naturellement", a-t-il raconté."Ce que je voulais dire, c'est que c'est comme si on m'avait touché moi, je me sens personnellement visé, ça me tue, quoi", a expliqué ce professionnel de l'image, ...

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