« Je resterai toujours Emilie Andéol »

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« Je resterai toujours Emilie Andéol »
« Je resterai toujours Emilie Andéol »

Médaille d'or autour du coup, Emilie Andéol profite du bain de foule à la sortie de l'avion. La judokate de 28 ans, sacrée le même jour que Teddy Riner, est toujours sur son nuage.

 

Comment vous sentez-vous plus de dix jours après votre titre olympique ?

Je suis fière. Il y a eu des larmes de joie mais c'est fini. J'en ai assez pleuré à Rio en me remémorant mon parcours atypique. Entrer directement à l'Insep, sans passer par le pôle France, n'est pas commun. J'ai fait dix ans de haut niveau, pendant lesquels j'ai douté et failli me faire renvoyer de l'Insep. Mais j'ai cru en mes rêves, j'ai cru que je pouvais être championne olympique et je l'ai fait.

 

Etes-vous surprise de l'engouement suscité par votre retour ?

Oui, sincèrement je le suis. Je l'avais un peu vu sur les réseaux sociaux en recevant énormément de messages, mais sur place, c'est toujours différent. Des gens qui ne faisaient pas de judo ont vibré et pleuré avec moi pendant le podium. Ils m'ont vu m'arracher et me battre, ce qui les a émus et j'en suis heureuse.

 

Cela doit être particulier d'aller à l'Elysée ?

Oui c'est une reconnaissance, vis-à-vis de mon sport et de ma famille. Etre reçue par le président de la République, c'est quelque chose. Après, j'irai en vacances mais je ne vais pas en profiter longtemps. Les cours de mon BPJEPS judo (brevet professionnel) vont bientôt reprendre. Même si on m'a accordé quelques jours de plus, je vais louper ma rentrée. En plus, je dois réviser parce que j'ai un examen et je n'ai pas envie d'aller au rattrapage (rires).

 

Avez-vous peur de retomber dans l'anonymat ?

Non, cela ne m'effraie pas. J'ai les pieds sur terre. Effectivement, je suis championne olympique, mais je resterai toujours Emilie Andéol. C'est super, je vais vivre tout ça à fond. Et si demain cela s'arrête, cela n'est pas grave parce que je sais que je serai toujours championne olympique. On ne me l'enlèvera ...

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