«Je parle toujours de ma séropositivité avec parcimonie, 25 ans après»

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Comme Philippe, ils sont des dizaines de milliers à vivre avec le VIH depuis plus de vingt ans. Si les traitements se sont améliorés, les préjugés et discriminations restent difficiles à combattre.

«J'ai appris ma séropositivité en 1985. Je venais d'entrer en prison, où je suis resté trois ans et demi, et la première chose que l'on a faite a été de me mettre à l'isolement pendant des mois, sans autre justification que la peur.» Malgré les vingt-cinq ans écoulés, Philippe, 52 ans, a encore le souffle court quand il évoque ce jour où «tout a changé dans (s)a vie». Aujourd'hui, il ne travaille plus - «je fatigue vite» - et parle toujours de sa séropositivité «avec parcimonie». Comme lui, ils sont de plus en plus nombreux à vieillir avec ce fardeau qu'on ne sait pas encore éradiquer, le VIH.

«Les personnes contaminées dans les années 1980 représentent un nombre tout à fait significatif de patients, estime le Pr Jacqueline Capeau, chef du service de biochimie à l'hôpital Tenon, qui dirige des recherches sur le VIH et le vieillissement. C'est un véritable enjeu de santé publique.» En 2005, 22% des patients avaient plus de 50 ans. En 2015, ils pourraie

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