"Je ne peux pas parler, je suis morte"

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"Je ne peux pas parler, je suis morte"
"Je ne peux pas parler, je suis morte"

Mardi, plus de 500 personnes se sont massées aux alentours du stade de France pour simuler un triple-attentat terroriste. L'objectif ? Permettre aux forces de l'ordre et aux secours de rassurer et de se coordonner. A dix jours de l'Euro, l'ambiance était bizarre, entre jeux de rôles et souvenirs traumatiques.

Coincée entre les barres d'immeubles, la silhouette ovale et métallique du Stade de France. Sous la pluie, 250 figurants venus participer ce mardi matin à une simulation d'attaque terroriste de grande ampleur, à dix jours du coup d'envoi de l'Euro. L'occasion pour les forces de l'ordre de tester leur coordination, comme l'explique Gabriel Plus, le porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris, en détaillant le scénario catastrophe, tenu secret : "Il va d'abord y avoir une explosion à l'intérieur du stade. Le public va être évacué, et malheureusement, une deuxième explosion aura lieu sur le chemin de l'évacuation". Sous le tunnel qui mène au RER, un policier au crâne glabre et à l'air louche place déjà quelques colis piégés avec un certain talent pour l'acting. Une fusillade est aussi prévue sur une fan-zone de Saint-Denis, en simultané. De quoi se préparer au pire. "On a bien vu ce qui s'est passé le 13 novembre, avec une course mortifère où on a du intervenir sur sept sites différents" reprend Monsieur Plus, sous ses sourcils carrés : "Cela nous permet de nous entraîner afin d'être prêt pour le jour J".

Saint-Denis sous les bombes


A 9h40, une première bombe explose en toute intimité, loin des caméras, dans l'enceinte de 80 000 places, qui accueillera sept matchs lors de l'Euro. Une heure plus tard, les bénévoles évacués, pour la plupart des étudiantes infirmières du 9-3, avancent en riant sous la pluie, visiblement contentes d'être rescapées. Mais une fois sous le pont, c'est le drame. Une seconde explosion retentit. Assourdissante. Traumatisante. Les figurants hurlent, s'enfuient, s'étalent sur le sol mouillé. Le chaos s'installe au son des alarmes et des cris suraigus, même si un fond de rationalité subsiste. Cynthia, par exemple, a erré quelques secondes afin de trouver un endroit où s'écrouler sans se tremper les fesses. "C'était impressionnant !" réagit-t-elle à chaud, assise contre une barrière, encore secouée par le bruit du colis piégé. "Là j'attends que les secours viennent s'occuper de moi".


Durant quelques…





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