« Je ne démissionnerai jamais », prévient Dilma Rousseff

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Dilma Rousseff, le 1er avril, à Brasilia.
Dilma Rousseff, le 1er avril, à Brasilia.

La présidente du Brésil, menacée de destitution, a répondu dimanche à un éditorial de « Folha de Sao Paulo » lui demandant d’abandonner sa charge.

« Je ne démissionnerai jamais. » A la veille d’une semaine décisive pour son avenir à la tête du Brésil, la présidente Dilma Rousseff a réaffirmé dimanche 3 avril sa détermination à se battre pour rester au pouvoir.

Elle a ainsi mis en ligne sur sa page Facebook un message en réponse à un éditorial publié quelques heures plus tôt par l’influent quotidien Folha de Sao Paulo lui demandant d’abandonner sa charge.

La dirigeante de gauche est soupçonnée d’avoir manipulé les comptes publics pour dissimuler l’ampleur des déficits et être réélue en 2014. Selon l’opposition, Mme Rousseff aurait fait supporter par des banques publiques des dépenses supplémentaires non-inscrites au budget, en 2014 et 2015.

Un « crime de responsabilité » selon la Constitution. La présidente répond que tous ses prédécesseurs ont eu recours à cette pratique et dénonce une procédure « sans fondement légal », masquant une « tentative de coup d’Etat » institutionnel.

Manifestations de soutien L’avocat général du Brésil, José Eduardo Cardozo, doit plaider lundi 4 avril en sa faveur devant la commission parlementaire chargée de statuer sur son éventuelle destitution. Cette dernière doit se prononcer vers le 11 avril.

Mme Rousseff s’efforce d’obtenir les soutiens parlementaires nécessaires pour éviter d’avoir à quitter le pouvoir. Mais son camp a été nettement fragilisé par l’annonce la semaine dernière du départ de la coalition gouvernementale de son principal allié, le Parti du mouvement démocratique ...

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