"Je n'accepterais pas un dîner avec Steven Gerrard"

le
0
"Je n'accepterais pas un dîner avec Steven Gerrard"
"Je n'accepterais pas un dîner avec Steven Gerrard"

Avant même la sortie de leur deuxième album en janvier, les Anglais de Fat White Family ont d'ores et déjà marqué l'histoire du rock, envoyant un grand coup de tatane au menton du punk, proposant des concerts parfois aussi incendiaires que brefs et faisant passer à eux seuls les Libertines pour des rockeurs pour midinettes. Sans chiqué ni compromis, on retrouve ce jusqu'au-boutisme chez Lias Saoudi, leader d'un collectif visiblement en froid avec la sélection anglaise.

Te souviens-tu de tes premières amours avec le ballon rond ? Je jouais beaucoup lorsque j'étais petit. J'ai même été inscrit un certain temps dans un club, mais j'ai toujours été remplaçant. Je jouais attaquant, et le titulaire était bien plus fort que moi. D'ailleurs, le seul but que j'ai jamais marqué était contre mon camp. Sur un corner, le ballon a rebondi sur mon torse et a trompé mon propre gardien. Ça a signé la fin de carrière.

Le foot, c'est une affaire de famille chez toi ? Mon père est d'origine kabyle, il a donc le foot dans le sang. De mon côté, comme je le disais, je n'ai jamais été très bon au foot, mais je jouais presque tous les jours. Culturellement, ça signifiait beaucoup pour mes parents, même si j'ai fini par abandonner. Le jour où j'ai découvert le rock, les drogues et le sexe, je me suis réorienté. Aujourd'hui encore, je préférerai toujours une bonne partie de jambes en l'air à un match de foot. Comme beaucoup, ce sont les Coupe du monde qui m'ont donné envie de m'intéresser au football. Même si ça a changé depuis.

Pourquoi ça ? Parce que j'en ai marre de voir l'Angleterre se faire humilier tous les deux ans, que ce soit à l'Euro ou en Coupe du monde. Bon après, je ne renie pas l'intérêt de telles compétitions. Aujourd'hui encore, revoir Zidane mettre un coup de tête à un putain d'Italien me fait toujours autant rire. Après tout, fuck Materazzi ! Zidane a bien eu raison de faire ça, de défendre ses origines et sa famille. Étant donné qu'on a les mêmes racines, je ne peux que le respecter.

Le jour où George Best a offert son nom à un album
À t'écouter, on croirait presque que Zidane est un punk du football… Dans un sens, lorsqu'on pense aux différentes sautes d'humeur qu'il a pu avoir durant sa carrière, ça en fait une sorte de rebelle. Mais le foot est trop régi par l'argent pour qu'un joueur puisse vraiment être rebelle. Et puis ça demande une telle discipline et une telle hygiène de vie que, forcément, les joueurs ne peuvent pas faire n'importe quoi. Il y en a eu, bien sûr,…







Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant