"Je me suis toujours regardé dans la glace"

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"Je me suis toujours regardé dans la glace"
"Je me suis toujours regardé dans la glace"

Cette fois, c'est terminé : on ne reverra plus François Modesto sur un terrain de foot. Suspendu pour le déplacement du Sporting à Rennes, le défenseur corse a fait ses adieux au championnat de France la semaine dernière lors de la victoire bastiaise face à Angers (1-0). Entretien musclé entre la voiture de Frédéric Antonetti, le vestiaire de Didier Deschamps et le Pirée.

Samedi dernier, face à Angers, tu faisais tes adieux à Furiani. On t'a vu rester de longues minutes sur la pelouse. Qu'est-ce que tu as ressenti à ce moment-là ? De la fierté parce qu'en étant corse, finir devant son public, devant sa famille, ses enfants, avec une telle fête… En réalité, jamais je n'aurais pensé après mon premier match professionnel à Bastia finir comme ça. Ça veut dire que ça a été long, mais aussi que j'ai été apprécié pour ce que j'ai fait. Je ne pourrai jamais oublier tous ces gens-là.

Tu ne t'attendais vraiment pas à un tel accueil ? Honnêtement, non. Je pense que c'est vraiment une des premières fois qu'un joueur est salué comme ça à Bastia, avec autant d'amour, d'émotions. Je m'attendais à un petit truc, mais pas à quelque chose d'aussi émouvant.



Quand tu étais à Monaco, certains supporters te surnommaient "Dieu". Comment as-tu réussi au fil de ta carrière à développer une relation aussi particulière avec le public dans tes différents clubs ? Tout simplement parce que je suis resté le plus naturel possible. Je n'ai jamais menti aux gens, j'ai toujours essayé de donner le maximum sur le terrain, même si je n'avais pas d'énormes qualités. Je pense que les supporters m'ont toujours apprécié avec le temps, car je n'ai jamais été le genre de joueurs qui, à peine arrivé dans un club, embrasse le maillot au bout de trois matchs. Moi, j'ai toujours dit qu'on n'a qu'un club de cœur et que les autres, il faut du temps pour les aimer, pour qu'un nouveau club te rentre vraiment dans la peau.

Quand on regarde ta carrière, tu es passé par Bastia, Cagliari, l'Olympiakos, que des clubs avec une forte identité et une grosse passion. C'est quelque chose qui te fait avancer ? J'ai eu la chance de jouer dans des clubs qui ont une grande histoire. Cagliari, la Sardaigne, et Bastia, ça se ressemble beaucoup. Après, Olympiakos, c'est quand même le premier club en Grèce dans une ville où tu as douze millions d'habitants et six millions de supporters. C'est une institution qui te rentre vraiment dans les veines, tu apprends là-bas…








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