« Je me répéterai dans ma tête que je suis le meilleur »

le , mis à jour à 06:09
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« Je me répéterai dans ma tête que je suis le meilleur »
« Je me répéterai dans ma tête que je suis le meilleur »

À partir de 18 heures

 

Londres, le 30 juillet 2012. Rio, le 7 août 2016. 1 469 jours après son triomphe anglais dans l'un des plus beaux 200 m NL de l'histoire, Yannick Agnel, 24 ans, replonge en fin d'après-midi (peu après 18 heures) dans les eaux olympiques. La vie de l'ex-nageur de Nice et de Baltimore, désormais à Mulhouse, n'a pas été un long fleuve tranquille avant de se présenter sur son plot de départ, à la ligne d'eau n o 3 de la 3 e série. Il nous confie les jours qui ont compté dans cette olympiade tumultueuse...

 

Le jour où vous avez pris conscience que vous étiez champion olympique ?

YANNICK AGNEL. Sur le coup, tu as des étoiles dans les yeux. Tu sais que ça te collera à la peau jusqu'à la fin de tes jours mais tu penses que l'euphorie va s'arrêter vite. Finalement, j'ai mis deux ou trois ans à réaliser vraiment. Il n'y a pas un instant précis mais, chaque fois que tu croises un gamin dans la rue et qu'il lève les yeux, bouche bée, tu vois que tes résultats ont inspiré une génération. C'est le plus beau cadeau qu'on puisse te faire en étant champion olympique.

 

Le jour où vous avez quitté Nice, en mai 2013 ?

Il était hors de question pour moi d'arrêter de nager mais je savais que j'avais besoin d'un break. Pour faire un jeu de mots, je voulais être libéré, délivré ! Je devais m'affranchir de tout ce qui s'était passé à Nice et qui était vraiment néfaste pour Camille (NDLR : Muffat, disparue l'an dernier) et pour moi. J'avais encore des choses qui m'animaient et je ne voulais pas quitter le monde de la natation sur une note aussi négative, sans avoir connu une autre aventure.

 

Le jour où vous avez été le plus heureux dans l'eau depuis quatre ans ?

En compétition, c'est sur le titre sur 200 m NL à Barcelone, aux Mondiaux 2013. C'était tellement exceptionnel, tellement inattendu. Dans ces championnats, je suis allé au bout de moi-même, avec les tripes, ...

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