Javier Pastore, une affaire de cœur

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Un doublé, un second but débuté par des jongles dans la surface adverse, des prises de balle gracieuses, un trophée du joueur du mois en poche et une prolongation qui se fait attendre. 2015, ou comment Javier Pastore est (re)devenu indispensable au PSG.

Il y a des choses que l'on ne peut pas expliquer dans la vie. Les sentiments en font partie. Pourquoi aimer cette femme plutôt qu'une autre ? Ce tableau. Ce film. Cette chanson. Ce paysage. Cette paire de pompes. Ce pinard. Javier Pastore appartient à cette catégorie. Le joueur s'adresse aux sentiments et non aux statistiques qui régissent actuellement le monde du football. Quand certains se tiennent debout à coups de "pourcentage de passes réussies", "key pass" et "passes décisives", Javier Pastore tutoie les plus grands par son extérieur du pied. Oui, l'Argentin a des statistiques que l'on peut qualifier de "bien, mais pas top" (5 buts, 6 passes en 28 matchs). El Flaco a toujours été en marge des chiffres. Ce n'est pas son truc. C'est sans doute pour cela que l'Argentin a toujours été clivant. Il divise car il n'est pas décisif, marche souvent, perd des ballons, se complique parfois la vie, préfère la louche à la passe latérale, l'extérieur au plat du pied, la passe dans l'intervalle à la conservation. Javier Pastore joue à l'instinct. Et ça, ça n'a pas de prix.
Entre arrogance et romantisme
À Nice, l'éclair est venu deux fois de ses godasses. Un doublé – le premier depuis sa formidable prestation sur la pelouse de Montpellier en septembre 2011 – qui permet aux Parisiens de relever la tête après la gifle barcelonaise. Sur le second but, le numéro 27 jongle dans la surface niçoise pour s'emmener la gonfle sur son pied droit avant de frapper. Entre arrogance et romantisme. Il y a à la fois, chez lui, l'innocence d'un môme qui joue au football et la maîtrise d'un maestro. Sauf que le joueur sait, de temps en temps, jouer utile. Comme cette saison. Au point d'être passé en un an du statut de pestiféré à celui de maître à jouer. Avec Marco Verratti, l'ancien de Palerme est sans doute le joueur le plus régulier de la saison parisienne. Une nouveauté pour celui que l'on avait jusque-là rangé dans la catégorie " choisit ses matchs".

Dans un football dominé par les machines CR7 et Lionel Messi, qui banalisent l'extraordinaire, Pastore a ce côté humain. Le mec est capable d'être nul contre Lorient et de briller à Chelsea sans qu'aucune explication scientifique ne soit envisageable. Simplement parce que le football de Pastore se situe dans la notion de "plaisir". Le garçon est là pour…




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