Jason Bourne retrouve la mémoire mais perd sa raison d'être

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Matt Damon dans le film américain de Paul Greengrass, « Jason Bourne ».
Matt Damon dans le film américain de Paul Greengrass, « Jason Bourne ».

Le nouveau volet des aventures de l’espion amnésique vaut surtout pour ses scènes d’action, bien charpentées.

L’avis du « Monde » - Pourquoi pas Il revient de loin. Ni Matt Damon, qui l’incarnait, ni Paul Greengrass, qui le mettait en scène, ne voulaient rempiler pour ressusciter Jason Bourne. Le Studio Universal ne manqua pas d’insister, et l’affaire dura tant et si bien que les deux hommes, si l’on en croit le storytelling de ce retour, se laissèrent fléchir par pure humanité, par devoir pour ainsi dire envers le public qui ­demandait à cor et à cri une suite à la franchise. On est comme ça à Hollywood. Le cœur sur la main. Et la main sur le cœur.

Le public n’avait d’ailleurs pas tort. Bourne, tueur de la CIA amnésique échappé d’un programme ­secret qui se retournait contre lui, héros en quête de nul autre que lui-même, avait un charme et une originalité certaines, y compris sur le plan conceptuel. Il insufflait par ailleurs la vitalité du film d’action dans le genre décrépit du film d’espionnage, et ramenait une petite dose de réalisme dans l’univers incessamment fantasmagorique des franchises.

Retour des enfants prodigues Soit, pour résumer rapidement, trois films interprétés par Matt Damon, le premier dirigé par Doug Liman, les deux suivants par Paul Greengrass. On a nommé La Mémoire dans la peau (2002), La Mort dans la peau (2004), La Vengeance dans la peau (2007). Là dessus, grâce leur soit rendue, ­Damon et Greengrass raccrochent les gants, et Universal s’étrangle vu que le dernier titre avait doublé les bénéfices des deux précédents. C’est là, évidemment, que les choses co...

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