Jardim / Villas-Boas : destins croisés

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Jardim / Villas-Boas : destins croisés
Jardim / Villas-Boas : destins croisés

Zénith-Monaco, c'est aussi la confrontation de deux entraîneurs portugais. L'un a des cheveux, l'autre beaucoup moins. L'un a tout gagné à même pas 33 ans, l'autre n'était personne au même âge. A priori, tout oppose André Villas-Boas et Leonardo Jardim

Le handballeur et le joueur du dimanche
  • Leonardo Jardim n'a jamais vraiment rêvé d'une carrière de footballeur professionnel. Il a bien joué chez les jeunes au Santacruzense, le club de son petit bled de Madère, mais jamais il ne l'a fait avec l'ambition de percer. D'ailleurs, il n'y avait pas que le football dans sa vie. Jusqu'à ses 14 ans, l'actuel coach de l'AS Monaco possédait également une licence dans l'équipe de handball du Santacruzence. Mais au moment de choisir entre la fac et les crampons, Leonardo n'a pas hésité une seule seconde. Exit le terrain, bonjour l'université des sports de Madère, pour réaliser un rêve de gosse officialisé devant un match du Sporting avec son père. « Un jour, j'entraînerai cette équipe», disait-il alors, sur le ton de la plaisanterie. À 24 ans, il devient le plus jeune de sa promotion à obtenir son diplôme d'entraîneur. C'est le début du rêve pour le natif de Barcelone (Venezuela).

  • Il existe une légende autour du jeune André Villas-Boas : celle d'un jeune fils d'aristocrate qui n'aurait jamais tapé dans un ballon. Le sosie de Jean Imbert a pourtant bien eu sa (petite) carrière. Une carrière qui se résume à des matchs du dimanche avec deux clubs de district de sa ville de Porto : Ramaldense e Marechal Gomes da Costa. Milieu de terrain de « caractère et habile » selon son entraîneur à Ramaldense, il explique à ce dernier comment l'équipe doit s'organiser. Fils d'un banquier et élève studieux, le jeune homme n'a jamais vraiment rêvé d'une carrière de joueur (« On a tout de suite vu que je n'avais pas les qualités pour »), mais penchait plutôt pour le journalisme. Un homme va changer sa vie. À 17 ans, il écrit à Bobby Robson qui vit dans le même appartement que ses parents et lui pond un rapport pour améliorer la productivité de son avant-centre, Domingos Paciênca. Impressionné, l'Anglais le fait embaucher au FC Porto pour observer les équipes adverses avant de l'envoyer en Écosse passer ses premiers diplômes d'entraîneur.


    Le tenace et le précoce
  • Diplôme en poche, Léonard Jardin fait ses gammes au niveau amateur avant de postuler, avec succès, au poste d'adjoint à l'AD Camacha sur l'île de Madère. L'équipe de la ville de Santa Cruz évolue alors......

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