Jardim nous en a mis plein l'Emirates

le
0
Jardim nous en a mis plein l'Emirates
Jardim nous en a mis plein l'Emirates

Danser sur le corps d'Arsène Wenger avec cinq titulaires sur le flanc et un jeune de 18 ans sur dans le zone, personne n'aurait imaginé un tel scénario avant le braquo monégasque de l'Emirates (1-3). Personne sauf Leonardo Jardim. L'homme qui communique par clins d'œil et qui passe son temps à trouver des solutions.

Il fallait le voir, Leonardo Jardim, mardi après-midi dans la salle de conférence de l'Emirates Stadium quand la presse anglaise lui demandait son avis sur le fait qu'Arsenal s'était montré soulagé d'avoir tiré Monaco en huitième de finale de Ligue des Champions plutôt qu'un premier de poule au CV plus ronflant. Le coach de l'ASM a alors regardé son traducteur pour lui demander de répéter deux fois sa réponse. " Nous aussi, on voulait tirer Arsenal ". A ce moment, Jardim savait. Il a toujours su. Alors quand il est revenu dans la même salle de presse, 24 heures et une victoire plus tard, il n'a pas eu besoin de se répéter. Les gens avaient compris. Cet homme débarqué du Sporting CP au cœur de l'été et du changement de projet de l'AS Monaco vient de s'amuser tactiquement d'Arsène Wenger et de son équipe de millionnaires. Ozil, Alexis, Welbeck, Cazorla, balayés d'un revers de la main par Almamy Touré (18 ans), Anthony Martial (19 ans), Fabinho (20 ans) et Geoffrey Kondogbia (22 ans). Alors oui, à la tête de cette équipe de chiens qui ne lâchent jamais rien, il y a des tauliers, un Berbatov qui sort un match de bonhomme après trois mois de sieste ou un Joao Moutinho qui a démontré pourquoi son transfert s'était joué à hauteur de 25 millions d'euros. Mais cette équipe, c'est avant tout celle de Leonardo Jardim. Un homme pragmatique comme le football en compte peu. Des blessés ? Des suspendus ? Peu importe. A chaque problème, le coach portugais trouve une solution là où certains se réfugient souvent dans la complainte et la malchance. Face à Arsenal et compte tenu de son infirmerie et des absences (Carvalho, Raggi, Toulalan, Bakayoko, Kurzawa, Ferreira Carrasco), il aurait pu s'avouer vaincu. D'autres l'auraient fait pour moins que ça. Pas lui.
Dès le départ, des bananes sous les pieds
Au contraire, le Portugais s'est creusé les méninges pour dégainer une réorganisation tactique. Un schéma idoine. Fabinho au milieu, Touré à droite, Dirar en capitaine de soirée. Et boum, ça marche. Alors qu'une partie de la France du football s'ennuie devant les matches de Monaco, Jardim compte les points, les victoires et les clean sheets. Ce matin, il est presque en quart de finale de la Ligue des Champions alors qu'il a passé son été à avaler des couleuvres. De la part de ses dirigeants, de la presse française et de certains consultants qui crachent sur l'absence de jeu au Louis-II. Il faut dire que lorsque Jardim...


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant