Japon : une ultranationaliste à la Défense

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Tomomi Inada relativise les crimes commis pendant la Seconde Guerre mondiale. Selon elle, « il ne s?agit pas de dire que le Japon a fait des choses merveilleuses, mais de contester fortement les assertions inexactes qui le salissent ».
Tomomi Inada relativise les crimes commis pendant la Seconde Guerre mondiale. Selon elle, « il ne s?agit pas de dire que le Japon a fait des choses merveilleuses, mais de contester fortement les assertions inexactes qui le salissent ».

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a remanié mercredi de façon assez cosmétique son gouvernement, à une exception près, la nomination au poste-clé de la Défense de Tomomi Inada. Cette avocate, diplômée de la prestigieuse université de Waseda, est en effet une figure de la droite nationaliste. Celle qui rêve de faire du Japon « un grand pays de la morale » n'est pas une nouvelle venue. Élue députée en 2005, elle a déjà occupé plusieurs postes dans deux cabinets successifs du Premier ministre conservateur, mais c'est la première fois qu'elle accède à de si hautes fonctions. Avant elle, le portefeuille de la Défense n'avait été confié qu'une fois à une femme, Yuriko Koike (aujourd'hui gouverneur de Tokyo), et pour quelques semaines seulement.

Mme Inada se vante d'admirer le samurai Takamori Saigo, chef de la garde impériale créée après la restauration de l'empereur Meiji (1868). Sa nomination arrive à un moment crucial. M. Abe, qui, lors de son premier mandat en 2006-2007, avait transformé l'Agence de défense en ministère de plein droit, a réussi l'an passé à faire voter des lois qui élargissent notablement les prérogatives de l'armée nippone.

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