Japon : un travail de titan pour effacer le chaos

le
0
REPORTAGE - Un an après le tsunami qui a dévasté la région du Tohoku et la ville de Sendai, les habitants s'efforcent avec courage et ténacité de reconstruire un monde sens dessus dessous.

Chaque jour, Miho Suzuki se rend sur le site de l'école primaire d'Ookawa. Chaque jour, elle pose aux ouvriers qui fouillent le sol du site dévasté par le tsunami la même question: «Vous n'avez pas retrouvé un bout de ma fille Hana? Un os, une main, n'importe quoi?» Hana, 9 ans, et son grand frère Kenta, 12 ans, sont deux des 74 élèves de l'école, sur 108, qui ont été emportés par le tsunami du 11 mars 2011. Un drame d'autant plus effroyable qu'il aurait pu être évité. Ceux qui se sont réfugiés sur le toit de l'immeuble voisin ont tous été sauvés. L'école est dans une vallée encaissée, à l'ombre d'une colline qu'il semble ardu mais possible d'escalader. Mais après le séisme, les professeurs ont décidé de se réfugier sur le pont qui enjambe la rivière. La vague, qui les a atteints cinquante minutes après la secousse, les a presque tous emportés.

La ville ravagée quelques jours à peine après le Tsunami.
La ville ravagée quelques jours à peine après le Tsunami. Crédits photo : Philippe Bourseiller/J.H...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant