Japon : le tour de vis ultranationaliste de Shinzo Abe

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Le Japon compte près de 250 000 soldats, un paradoxe pour un pays qui a refusé la guerre pour toujours.
Le Japon compte près de 250 000 soldats, un paradoxe pour un pays qui a refusé la guerre pour toujours.

Les 127 millions de Japonais ont eu droit à des voeux particuliers pour la nouvelle année 2014. Dans un communiqué diffusé le 1er janvier, le Premier ministre de l'archipel Shinzo Abe (élu de 2006 à 2007, puis en décembre 2012) a - une nouvelle fois - rappelé sa ferme volonté de changer la Constitution pacifiste de 1947, héritée de l'après-guerre. L'homme ne dérogeant pas ainsi à sa réputation de "faucon" ultranationaliste. Il s'agit pour le leader du Parti libéral démocrate (PLD) de "réviser une loi fondamentale imposée au Japon par les Américains" qui ont occupé l'île pendant sept ans après la défaite de 1945, explique Céline Pajon, chercheuse au centre Asie de l'Ifri. Une révision sur laquelle plusieurs Premiers ministres se sont cassé les dents, son adoption requérant "les deux tiers des voix de la Diète [Parlement japonais, NDLR] et un référendum favorable". Même majoritaires aujourd'hui, les élus du PLD risquent fort de se heurter à un blocage parlementaire. Si le texte nécessite bel et bien quelques mises à jour, la révision vise surtout l'article 9. Dans le viseur des conservateurs, ce dernier entérine l'acceptation par les Japonais de renoncer "pour toujours à la guerre", empêchant notamment le pays de maintenir "des forces terrestres, navales et aériennes ou tout autre potentiel de guerre". Réviser l'article 9, c'est en finir avec "le régime de l'après-guerre", rappelle Céline Pajon, et permettre au Japon de se...

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