Japon-Le PIB du T1 revu en hausse grâce au calendrier

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 (Actualisé avec des précisions, contexte, citation d'un 
stratège) 
    par Stanley White 
    TOKYO, 7 juin (Reuters) - La croissance de l'économie 
japonaise a été revue en hausse au premier trimestre 2016, 
l'investissement productif ayant moins diminué qu'on ne l'avait 
estimé dans un premier temps, mais la faiblesse des exportations 
et des dépenses des ménages sans entrain restent préoccupantes. 
    "La révision à la hausse est très modeste et lorsqu'on fait 
abstraction de l'effet induit par une année bissextile la 
croissance ne semble pas tant soutenue que cela", observe Shuji 
Tonouchi, stratège de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities. 
    "Nous pensons que la croissance va ralentir durant le 
trimestre en cours et le gouvernement devrait songer à des 
mesures de soutien aux bas revenus; la consommation risque de ne 
pas beaucoup augmenter si le sentiment du consommateur se 
dégrade". 
    Si le yen montait encore, cela pourrait grever les soldes de 
la balance commerciale et dissuader les entreprises d'augmenter 
l'investissement et les salaires. 
    Le Premier ministre Shinzo Abe a dit qu'il rendrait public 
un nouveau train de mesures économiques à l'automne mais les 
économistes doutent que ce rapiéçage suffise à relancer la 
croissance d'un pays à la population vieillissante. 
   Shinzo Abe a annoncé la semaine passée qu'il reportait de 
deux ans et demi la nouvelle hausse de la TVA en raison de la 
faiblesse des dépenses de consommation mais les économistes se 
demandent si cela n'implique pas que le gouvernement soit en 
train de perdre la maîtrise des finances publiques.  
  
    Le Japon a réalisé une croissance de 1,9% en rythme 
annualisé au premier trimestre, au lieu du taux de 1,7% annoncé 
dans un premier temps, suivant les chiffres publiées par le 
gouvernement mercredi. Le nouveau taux est conforme au consensus 
dégagé par une enquête Reuters. 
    Par rapport au dernier trimestre 2015, la croissance du PIB 
nippon est de 0,5%, ce qui est là encore conforme au consensus 
et ce qui est un peu mieux que le taux de 0,4% annoncé en 
première estimation.   
    En faisant abstraction de l'effet bissextil, la croissance 
du PIB est sans doute de l'ordre de 0,2%, selon Shuji Tonouchi. 
    L'investissement productif a diminué de 0,7%, moitié moins 
que la contraction de 1,4% précédemment publiée, mais le 
consensus donnait un fléchissement limité à 0,3%. 
    La consommation privée a progressé de 0,6%, un peu plus que 
le taux préliminaire de 0,5%.  
 
     
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 
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