Japon-Le G7 s'ouvrira sur la visite d'un sanctuaire shinto

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    par Matt Spetalnick 
    ISE-SHIMA, Japon, 26 mai (Reuters) - Le Premier ministre 
japonais Shinzo Abe conduit jeudi les dirigeants du G7 au 
sanctuaire le plus sacré de la religion shinto avant d'entamer 
un sommet de deux jours qui doit aborder les risques qui pèsent 
sur l'économie mondiale, la crise des réfugiés et la présence 
chinoise en mer de Chine du Sud. 
    Abe a souhaité que la visite du sanctuaire d'Ise, dans la  
préfecture de Mie, dans le centre du Japon, fasse entrevoir à 
ses homologues un aspect clé de la culture japonaise.  
    Ses critiques jugent qu'il joue le jeu de la base 
conservatrice, religieuse et traditionaliste de son parti. 
    Mercredi soir, le Premier ministre japonais a rencontré 
Barack Obama pour discuter notamment de l'arrestation d'un 
travailleur d'une base américaine d'Okinawa, soupçonné d'être 
lié au meurtre d'une jeune femme.   
    Barack Obama se rendra vendredi à Hiroshima, site du premier 
bombardement atomique qu'il sera le premier président américain 
en exercice à visiter et où il compte souligner la 
réconciliation entre les deux pays. 
    "Notre visite à Hiroshima honorera tous ceux que nous avons 
perdus dans la Seconde Guerre mondiale, réaffirmera notre vision 
partagée d'un monde sans armes nucléaires, et soulignera 
l'alliance extraordinaire que nous sommes parvenus à forger en 
plusieurs décennies", a-t-il dit mercredi à l'issue de son 
entretien avec Shinzo Abe.  
     
    RELANCE, CRISE MIGRATOIRE ET DISPUTE TERRITORIALE 
    La santé de l'économie mondiale doit figurer en tête des 
sujets abordés au sommet du Groupe des Sept, même si un accord 
complet sur des politiques macro-économiques paraît peu 
probable. 
    Les leaders du G7 devraient défendre un ensemble de mesures 
monétaires, budgétaires et de réformes structurelles pour 
stimuler la croissance dans leurs conclusions publiées à l'issue 
du sommet, a appris Reuters de plusieurs sources 
gouvernementales. 
    Face au Royaume-Uni et l'Allemagne, réticents à soutenir des 
mesures de relance budgétaire, le Japon défendra des politiques 
souples, adaptées à chaque situation. 
    Un engagement en faveur de la stabilité du marché des 
changes est également attendu. 
    Le sujet de la crise des réfugiés au Moyen-Orient et en 
Europe fera aussi partie des discussions entre le Royaume-Uni, 
le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon et les 
Etats-Unis. 
    Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a dit jeudi 
souhaiter que la communauté internationale fasse preuve de 
solidarité avec l'Europe dans la crise des réfugiés et la 
reconnaisse comme un problème mondial.  
    Il entend demander au G7 des engagements à court et moyen 
terme pour soutenir les réfugiés. 
    "Nous sommes conscients que, pour des raisons géographiques, 
la majeure partie de la responsabilité (concernant la crise des 
réfugiés) incombe et continuera d'incomber à l'Europe", a dit 
Tusk. "Si nous ne prenons pas l'initiative de gérer cette crise, 
personne ne le pourra", a-t-il ajouté. 
    Les tensions en Mer de Chine méridionale, revendiquée par la 
Chine dans sa quasi-totalité, constitueront un autre volet des 
discussions. 
    Mercredi, le Premier ministre britannique David Cameron a 
encouragé Pékin et d'autres pays à respecter le jugement rendu 
par un tribunal international réglant une dispute entre la Chine 
et les Philippines. 
     
 
 (Julie Carriat pour le service français, édité par 
Jean-Stéphane Brosse) 
 
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