Japon : la Grèce de l'Extrême-Orient ?

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La Bourse de Tokyo le 12 août 2015 (afp.com / Yoshikazu Tsuno)
La Bourse de Tokyo le 12 août 2015 (afp.com / Yoshikazu Tsuno)

Plus d'un million de milliards de yens (plus de 7.400 milliards d'euros), soit plus de 200% du produit intérieur brut (PIB): à côté de ce fardeau, Athènes fait presque figure de petit joueur.

Mais ici, point de psychodrame. A la différence de la Grèce, qui vient de boucler des négociations marathon avec ses créanciers, le Japon ne frôle pas, loin de là, le défaut de paiement. Il ne doit pas d'argent à une quelconque organisation mondiale, et est même un des plus importants contributeurs du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

"Un scénario grec est hautement improbable pour le Japon", commente Marcel Thieliant, analyste de Capital Economics.

Principale raison, les autorités peuvent s'appuyer sur une exceptionnelle épargne nippone. La dette est, à plus de 90% détenue par des investisseurs japonais, en particulier par la Banque du Japon (BoJ) qui a lancé en avril 2014 un vaste programme de rachat d'actifs, au premier rang desquels des obligations d'Etat.

22 années de déficits

"Ne pas appartenir à une union monétaire autorise une marge de manoeuvre beaucoup plus importante", souligne M. Thieliant. "Contrairement à la BoJ, la Banque de Grèce ne peut pas acheter d'obligations sur le marché secondaire tant que la Grèce reste dans la zone euro".

Autre élément de nature à rassurer les

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  • d.e.s.t. le mercredi 12 aout 2015 à 13:17

    Ne comparons pas ce qui n'est pas comparable: à part l'ouzo et le fromage de brebis, les Grecs ne savent pas produire grand chose d'autre!