Japon : l'étonnante reconstruction

le
0
Les initiatives individuelles pallient les carences des pouvoirs publics

À Tokyo

Quatre mois après la catastrophe de Fukushima, la classe politique japonaise est, à son tour, entrée en fusion. Le premier ministre, Naoto Kan, est appuyé par sa majorité comme la corde soutient le pendu. Il a annoncé qu'il partirait bientôt, se privant ainsi du peu d'autorité qui lui restait. Son propre parti, le Parti démocrate (PDJ), le pousse vers la sortie, ajoutant aux clameurs de l'opposition. Mais son départ ne résoudra rien, les successeurs potentiels étant aussi peu populaires que lui. Ils ne peuvent rien à la paralysie structurelle de l'État japonais. Majorité et opposition se font face à la Diète, où la première contrôle la Chambre basse et la seconde la Chambre haute, neutralisant totalement un processus législatif qui ne supporte pas la cohabitation.

Cet attentisme pourrait se payer très cher: les lois de finances nécessaires pour financer le déficit budgétaire n'ont toujours pas été votées. Plusieurs hommes politiques, comme Taro Kono,

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant