Japon : l'empereur Akihito souhaite passer la main à son fils Naruhito

le , mis à jour à 10:36
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Japon : l'empereur Akihito souhaite passer la main à son fils Naruhito
Japon : l'empereur Akihito souhaite passer la main à son fils Naruhito

L'allocution télévisée ce lundi de l'empereur Akihito, dont les interventions publiques sont rares, était très attendue par les Japonais. Dans son discours, l'empereur s'est dit préoccupé par sa capacité à continuer de s'acquitter de ses obligations compte tenu de son âge et de la nécessité d'être pleinement investi dans sa mission. 

 

«Je m'inquiète de la difficulté à remplir mes fonctions en tant que symbole de l'Etat», a-t-il déclaré, suggérant qu'il attendait des modifications des lois qui l'obligent à rester empereur jusqu'à la fin de sa vie. «Heureusement, je suis aujourd'hui en bonne santé. Cependant, quand je vois ma forme décliner progressivement, je m'inquiète de la difficulté à remplir mes fonctions en tant que symbole de l'Etat», a-t-il expliqué.

 

Il dit exprimer ses pensées, étant dans l'impossibilité de «faire de commentaires spécifiques sur le système impérial». Le souverain n'a en conséquence pas prononcé le mot «abdication» car la Constitution l'en empêche. Un tel terme serait considéré comme un acte politique, ce qu'interdit la charte fondamentale. En revanche, il a critiqué en creux un possible système de régence: «Je pense qu'il n'est pas possible de continuer à alléger continuellement les tâches de l'empereur», car cela reviendrait selon lui à laisser en place un empereur dont le rôle serait vidé de sa substance, ce qu'il semble vouloir éviter. 

 

Le Premier ministre japonais réfléchit à une solution

 

Quelques instants après ce message télévisé solennel, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a déclaré prendre «avec sérieux les mots de l'Empereur» et avoir l'intention d'y répondre. «Nous recevons avec sérieux les mots de sa majesté l'empereur et nous devons y réfléchir profondément», a-t-il dit. Le débat va donc s'ouvrir, si l'on en juge par le commentaire du Premier ministre. Cette discussion risque en effet de ...

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