Japon : Abenomics, acte II ?

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Shinzo Abe, 1er ministre du Japon. (© Oecd)
Shinzo Abe, 1er ministre du Japon. (© Oecd)

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, s’apprête à repousser à 2019 la hausse de la TVA initialement prévue pour avril 2017. Elle devait alors passer de 8 à 10%. Un changement de cap pour celui qui fut l’initiateur d’un vaste programme de relance économique, baptisé par les médias «Abenomics».

Sortir de la déflation

Rappel des faits. Lorsqu’il arrive à la tête du gouvernement en décembre 2012, Shinzo Abe pousse la banque centrale du pays à lancer un plan massif de rachat d’actifs (le quantitative and qualitative easing ou QQE) pour inonder l’économie de liquidités. Objectif : accélérer la circulation monétaire, la dépréciation du yen et la hausse des prix et, ainsi, sortir d’une déflation qui freine depuis 15 ans la consommation et l’investissement.

Les salaires ont repris le chemin de la hausse depuis trois ans et l’épargne excédentaire des entreprises s’est réduite. La demande intérieure s’est reprise mais elle sera rapidement fragilisée par une première hausse de la TVA, décidée en 2014 (de 5 à 8%). Elle est aujourd’hui faible. Trop en tout cas pour le gouvernement ne craigne de la briser avec une seconde hausse de la TVA.

Encourager la natalité pour contrer le vieillissement de la population

Cet échec relatif des Abenomics a des excuses, la première est le ralentissement de l’économie mondiale et en particulier de la Chine, premier partenaire commercial

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