James, le four et le moulin merengue

le
0

Malgré un statut de meilleur buteur du dernier Mondial, l'arrivée de James Rodríguez à Madrid a laissé sceptique de nombreux observateurs, Carlo Ancelotti en tête. Huit mois plus tard, l'ascension du Colombien est fulgurante, à tel point qu'il est devenu la pièce angulaire des offensives merengues.

Glissé entre quelques photographes et membres de la direction merengue, Fernando Carrillo se plaît dans la loge d'honneur du Santiago-Bernabéu. En ce 22 juillet, la Colombie est à la fête dans le temple madridista, et son ambassadeur en Espagne est accueilli en VIP. Nouveau joyau de la couronne blanche, James Rodríguez régale l'audience présente de son sourire aux dents blanches. Florentino Pérez, toujours à ses côtés, souffle quelques mots doux à l'oreille de ses proches et s'en va féliciter ledit señor Carrillo. En une poignée de mains, le transfert le plus onéreux de l'été madrilène prend des airs de super coup merchandising et d'allié diplomatique. Carlo Ancelotti, seul dans son bureau de Valdebebas, sent lui le cadeau empoisonné et prévoit un mal de tête de quelques semaines. Près de neuf mois après son arrivée, cette migraine s'est transformée en solution miracle. À la baguette, au service et à la conclusion, James Rodríguez régale coéquipiers et spectateurs. Et un Carletto, pour qui le Colombien, dont "nous connaissions tous les qualités", "a surpris tout le monde". Y compris le principal intéressé.
Rookie of the year et mister double-double
De mémoire d'aficionado du Chamartin, l'idylle avec James Rodríguez prend racine le jeudi 20 août, à minuit pile - à cette période de l'année, la LFP espagnole ne trouve rien de mieux que de programmer des matchs à 23h En remplacement d'un Cristiano Ronaldo au genou bancal, le Colombien s'étrenne devant un Bernabéu crispé : l'Atlético Madrid et son maillage défensif condamnent les Merengues à un exploit individuel. À la récupération d'un cafouillage, le Colombien envoie une frappe du droit et défriche le tableau d'affichage. Après cette banderille inaugurale, quatorze vont suivre. Parmi elles, quelques golazos qui alimentent la rubrique des highlights, dont une reprise aérienne somptueuse face à Grenade. Idem, ses caviars se comptent à la dizaine - onze, très exactement. Bref, en un peu moins d'une saison, le prodige de Cucuta a déjà rentabilisé un transfert à 80 millions d'euros et convaincu son président du bien-fondé d'un tel investissement. Plus que ce double-double à l'assistance et à la finition, ses chiffres lui promettent également le statut de meilleur débutant de la Liga.

Ces quelques lignes statistiques, gadget arithmétique, racontent surtout…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant