Jackie Kennedy, la candeur assassine 

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Ni de Gaulle ni Luther King ne trouvaient grâce à ses yeux. Seul son mari lui semblait sans reproche.

Il y a quelque chose d'émouvant et de fascinant à entendre s'élever, avec 47 ans de délai, la voix douce et distinguée de Jacqueline Bouvier Kennedy pour raconter sa vie de première dame des États-Unis et son amour pour son mari, en même temps qu'elle évoque sans fard les personnalités qu'elle a côtoyées et certains des instants les plus dramatiques de l'histoire américaine.

Ainsi du calamiteux épisode de la baie des Cochons, quand l'opération lancée contre le régime de Castro par la CIA, avec l'accord du président, échoue en rase campagne. «Il est revenu à la Maison-Blanche jusqu'à sa chambre et il s'est mis à pleurer, juste avec moi. C'était si triste, à cause de ses 100 jours (de présidence, NDLR) et de tous ses rêves, et tout à coup cette horrible chose qui arrivait.»

Ainsi, aussi, de la crise des missiles de Cuba en 1962, quand l'Amérique redoute soudain d'être visée par le feu nucléaire soviétique. «S'il te plaît, ne m'envoie pas à Camp Davi

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