Jack London, voyages et révolutions

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« The Mexican/Le Mexicain », de Jack London.
« The Mexican/Le Mexicain », de Jack London.

« Le Monde » vous propose une collection de 30 livres regroupant des nouvelles des grands auteurs de la littérature anglo-saxonne en version bilingue. Le cinquième volet est consacré à Jack London avec « The Mexican/Le Mexicain ».

C’était un amoureux de la nature et des voyages. Au cours de sa courte vie (1876-1916), l’écrivain américain Jack London a sillonné le Japon, la Corée, Hawaï ou encore le Mexique. C’est cette dernière aventure qui lui a inspiré Le Mexicain, une nouvelle publiée en 1911, où il revient sur le « porfiriato », la dictature de Porfirio Diaz qui, jusqu’en 1910, fut plus répressive que jamais. Or London n’est pas seulement épris de liberté et de grands espaces, il est aussi un socialiste convaincu, un militant révolutionnaire qui sent immédiatement monter en lui l’envie d’apporter son soutien aux insurgés mexicains. C’est pourquoi il nous entraîne sur les traces de Felipe Rivera, un garçon chétif et mystérieux dont on sait finalement peu de chose, sinon que, pour apporter des fonds à la cause révolutionnaire, ce gamin de seulement 18 ans va décider de s’engager dans un redoutable combat de boxe.

Ce qui rend le récit captivant, c’est la peinture qu’y fait London de la passion. D’habitude inexpressif, le visage de Rivera s’enflamme au seul mot de « révolution ». Le garçon laisserait sa vie pour mettre fin à la dictature de Diaz. C’est d’ailleurs le risque qu’il décide de prendre en s’engageant sur le ring dans un combat parfaitement inégal. Un combat où l’arbitre lui-même est totalement partial, puisque, de toute évidence, il favorise le « gringo » Danny, son terrible adversaire…

Un superman avant Superman Comme souvent, London puise dans sa propre expérience pour nourrir ici son ...

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