« J'espère pleurer de joie »

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Pascal Dupraz s'est présenté devant la presse avant le match de Toulouse à Angers ce samedi soir. En cas de succès, Toulouse sera assuré d’être maintenu dans l’élite. Un miracle auquel veut croire l'entraîneur du TFC.

Pascal Dupraz, enfin, vous y êtes à ce dernier match de la saison… Il paraît. Pas encore. Il reste quelques heures pour se préparer avant ce dernier match qui est décisif. Il y a deux mois et demi, j’aurais signé des deux mains, des deux pieds, même du nez pour vivre un tel dernier match. C’est un match indécis, parce que cette équipe d’Angers aura envie de bien finir sur son terrain et devant son public, pour conclure magistralement une superbe saison. On ne sait pas aujourd’hui si nous allons nous maintenir. On sait qu’une chose, c’est que nous avons des chances de nous maintenir. Il faudra les défendre sur le terrain et il n’y a rien de plus jouissif que de gagner contre une équipe qui a envie de nous donner du fil à retordre. Cette équipe ne nous fera aucun cadeau. Ce sont de très bons footballeurs qui défendent admirablement leur métier.   C’est la première fois qu’autant de supporters toulousains se déplacent. Est-ce une victoire ? C’est exceptionnel. La seule victoire, c’est que tous ceux qui aiment le TFC soient fiers et heureux à la fin du match. On ne fait rien seul : si le TFC se maintient c’est grâce à son président (Olivier Sadran), grâce aux entraîneurs qui se sont succédés et surtout grâce aux joueurs. Depuis neuf journées, mes joueurs ont une attitude exemplaire. Qu’attendez-vous de vos joueurs en termes d’état d’esprit ? Je veux qu’ils ne changent rien. Pas plus, pas moins. J’aimerais que l’on retrouve notre efficacité, qu’ils jouent avec la responsabilité que l’on sait mais avec la légèreté qu’il faut pour réaliser un superbe match. Dix journées, dix points de retard, si on se maintient, c’est un exploit. Ils vont vivre un moment fabuleux. Je suis jaloux de mes joueurs. J’aimerais être à leur place, mais, malheureusement, je sucre les fraises. Que pensez-vous de la prétendue prime de Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, pour que ses joueurs soient motivés pour battre Reims ? Est-ce vrai ? N’est-ce pas monté de toutes pièces ? Les Lyonnais sont les mêmes joueurs que tous les autres et ils vont essayer de mettre le ballon au fond des filets de Reims. Tout le monde va jouer pour gagner. C’est la glorieuse incertitude du football. J’espère pleurer de joie.
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