« J'aurai besoin de tout le monde »

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« J'aurai besoin de tout le monde »
« J'aurai besoin de tout le monde »

Un immense cri de bonheur, des applaudissements nourris, puis une « Marseillaise » entonnée spontanément peu après l'annonce des premiers résultats. Hier soir, à la Maison de la chimie (Paris VIIe), les supporteurs de François Fillon n'ont pas attendu l'arrivée de leur champion pour laisser éclater leur joie. Et tout de même un grand ouf ! de soulagement : « Les boules puantes n'ont finalement pas pesé, on peut respirer », souffle Jacques, une bouteille de champagne à la main. Il redoutait un score plus serré avec le maire de Bordeaux, surtout après les violentes charges de ce dernier entre les deux tours.

 

Mais le score est sans appel et ne souffre aucune contestation possible. On s'embrasse, on se félicite en attendant l'arrivée imminente du candidat de la droite officiellement désigné pour la présidentielle. « Cette victoire nette va lui donner une incroyable dynamique pour la campagne », glisse le député Philippe Goujon. « C'est la validation de son projet et d'une droite qui n'a pas peur de revendiquer ses valeurs », reprend l'ancien président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, pendant qu'au même moment l'égérie de la Manif pour tous, Frigide Barjot, enchaîne les interviews. Puis Fillon arrive, ovationné, porté par cette foule compacte qui hurle des « Fillon président ! ». Plus solennel que jamais, il revendique d'entrée de jeu « une victoire de fond bâtie sur des convictions ».

 

« J'ai senti cette vague qui a brisé tous les scénarios écrits d'avance », enchaîne-t-il, en contenant sa jubilation, lui que les sondages ont longtemps annoncé loin du fameux duel Sarkozy-Juppé... et qui n'a finalement pas eu lieu.

 

Il a d'ailleurs adressé « un message d'amitié » à l'ancien chef de l'Etat, désormais retiré de la politique, mais aussi à Alain Juppé dont il a souligné la « stature d'homme d'Etat ». Avec en prime une photo commune — et même une poignée de main, certes ...

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