"J'ai organisé un apéritif avec les fans niçois pour expliquer mon départ"

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"J'ai organisé un apéritif avec les fans niçois pour expliquer mon départ"
"J'ai organisé un apéritif avec les fans niçois pour expliquer mon départ"

Il y a plus de vingt ans, la crinière blonde de Lilian Laslandes débarquait sur le championnat de France. Parfois loin de son Médoc natal, toujours proche des tribunes. Retour en trois actes, d'Auxerre à Bordeaux en passant par Sunderland, sur quinze ans de foot français. Troisième partie, à la découverte de l'homme.

" Guy Roux disait que j'étais un garçon de village"
Vous aviez une relation forte avec les tribunes... C'est quelque chose qui vient de loin. Quand j'étais petit, j'allais régulièrement au stade. Et voir la joie des gens sur un but, ça motive. Surtout quand c'est toi qui marque, la joie est double. Elle est même indescriptible. Tu as l'impression d'être un dieu. Un stade entier chante ton nom. La communion, c'est avant tout l'envie de partager avec les gens. J'ai connu des joueurs qui n'allaient jamais applaudir les supporters à la fin. Ils faisaient leur métier et, pour eux, le fait de venir les voir jouer était normal. Moi, quand je marquais et sautais par-dessus le panneau publicitaire au Ray, à Furiani ou à Lescure, c'était pour croiser des regards de personnes qui vibraient comme moi. Un jour, à Bordeaux, face à l'OM, il y a 1-1, je marque à la dernière minute. Là, tu ressens l'hystérie, tu as ça dans les yeux pendant des semaines.

Lorsque vous marquez ce ciseau avec Nice contre Monaco à la dernière minute, est-ce que vous savez que c'est le dernier but ? Non, pas du tout. Je m'attends encore à une année. En revanche, avec ce but-là, j'ai eu l'impression, sur un jour de derby, d'avoir rendu ce que l'on m'avait apporté dans le club et chez les supporters. D'un côté, je me suis dis que j'avais bouclé la boucle. J'ai pensé à un signe du destin. J'ai joué encore quelques matchs dont un dernier contre Caen. La communion avec le public m'a toujours porté.


C'est ce que vous étiez allé chercher en repartant à Bordeaux quelques mois plus tôt ? Oui, j'étais allé voir le président Cohen parce que Michel Pavon m'avait contacté pour revenir. Il venait de reprendre l'équipe et voulait mettre des anciens comme Micoud avec des jeunes autour de nous. Mon ex-femme était enceinte, donc c'était le moment, mais je savais que ça ne serait pas facile. Le président de Nice ne voulait pas au départ. Rohr pareil. Je ne voulais pas entrer dans un…






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