«J'ai l'impression d'être dans Le Procès de Kafka…»

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INTERVIEW - Éberlué, hagard, semblant souffrir l'indicible, Bertrand Rochette est l'un des trois cadres de Renault entendus en vue de leur licenciement pour des actes supposés d'espionnage.

LE FIGARO. -Savez-vous exactement ce que vous reproche votre employeur?

Bertrand ROCHETTE. -L'entretien a duré près d'une heure, et je ne connais toujours pas, ni ne comprends, les griefs précis formulés à mon encontre. Les gens de chez Renault m'ont juste laissé entendre que j'aurais reçu des sommes d'argent d'une source étrangère. Et, compte tenu de mes responsabilités, ils ont la conviction que j'aurais pu donner des informations sensibles en échange. J'ai immédiatement nié sans comprendre vraiment de quoi j'étais coupable. Cette histoire est pour moi une folie. J'ai l'impression d'être dans Le Procès de Kafka…

Comment s'est déroulé votre entretien préalable à votre éventuel licenciement?

Avec une certaine courtoisie, je dirais même une certaine qualité relationnelle. Je ne souhaite pas entrer dans la polémique avec Renault, entreprise pour laquelle je travaille corps et âme depuis vingt-deux ans en ayant le sentiment du travail bien fait. Mais ils sont d

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