« J'ai fait congeler mes ovocytes »

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« J'ai fait congeler mes ovocytes »
« J'ai fait congeler mes ovocytes »

C'est vrai qu'elle l'aimait bien ce garçon. Mais pas au point de faire avec lui le bébé dont Marie* rêve pourtant depuis longtemps. « La relation s'est terminée au bout de quelques mois. Il y a plusieurs années que je n'ai pas eu d'histoire dite  longue », concède la jolie cadre parisienne de 36 ans. Comme plusieurs centaines de femmes par an, Marie a pris cet été le chemin de l'Espagne. Dans une clinique privée, elle a fait vitrifier ses ovocytes. En clair, un médecin lui a prélevé ses ovules mûrs afin de les congeler.

 

Si elle le désire, Marie pourra dans les prochaines années faire décongeler ses ovocytes (dévitrifier) et tenter une fécondation pour voir son ventre de sportive s'arrondir. Une pratique au cœur d'une journée débat qui se tient aujourd'hui à l'hôpital Cochin à Paris. Elle reste — sauf pour raison médicale — illégale en France, mais monnaie courante dans de nombreux pays européens comme l'Espagne et la Belgique (lire ci-dessous). « Je n'imagine pas ma vie sans enfant, insiste-t-elle de sa voix calme, mais je n'envisage pas du tout d'en avoir un avec le premier venu. C'est pour cela que j'ai pris cette décision : parce que l'horloge tourne et que je ne veux pas me retrouver à 38 ou 39 ans à devoir choisir un père par défaut. »

 

Marie marque un temps d'arrêt. « Certains pensent qu'il s'agit d'aller en Espagne faire un bébé toute seule. Pas du tout. Je ne désire pas un enfant à tout prix mais une famille. Disons donc que je fais des réserves tant qu'elles sont encore bonnes, un peu comme on économiserait de l'argent, le temps de trouver la bonne personne », image la trentenaire. Ce sont ses amies américaines qui lui ont conseillé la vitrification des ovocytes.

 

« Aux Etats-Unis, rappelle-t-elle, les gynécologues vous en parlent spontanément dès que vous avez 30 ans. Des boîtes comme Facebook ou Apple paient même une partie de l'intervention à leurs salariées... alors ...

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