« J'ai battu des mecs qui trichaient »

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« J'ai battu des mecs qui trichaient »
« J'ai battu des mecs qui trichaient »

Il reçoit dans sa salle à manger. En bonne place sur le buffet, la médaille d'argent de Pékin (VTT, 2008) : « Chaque fois que j'y repense, j'en ai les larmes aux yeux... » En jeans, tee-shirt et claquettes, Jean-Christophe Péraud, 39 ans, revisite la carrière sportive qu'il a définitivement bouclée avec le Tour d'Espagne (13e) le 11 septembre.

 

Vous accordez-vous une période de réflexion avant d'entreprendre votre reconversion ?

Jean-Christophe Péraud. Non, je me bouge. Les questionnements sont intervenus avant. Je discute avec B'twin (NDLR : concepteur de vélos et d'accessoires) et je vois Vincent Lavenu (NDLR : manageur de l'équipe AG2R-la Mondiale) le 9 novembre (NDLR : selon nos informations, Péraud se verrait bien en chargé de développement du matériel, dans un rôle d'interface entre fournisseurs et coureurs).

 

Vous n'entendez pas exploiter votre formation d'ingénieur ?

Je viens d'envoyer un courrier à Areva pour signifier mon retour et évoquer avec eux ce que je peux faire au sein de la société. Ça nécessiterait de la formation.

 

Qu'est-ce que vous avez appris d'essentiel durant ces sept saisons sur route ?

Voilà qui nous amène à la question du dopage. Je voulais savoir si, sportivement, on pouvait réussir dans cette discipline sans tricher. Je voulais savoir à quel niveau je me situais par rapport au peloton, situer le vététiste par rapport au routier. Aujourd'hui, le VTT a acquis ses lettres de noblesse mais, quand j'ai commencé, il s'agissait d'une sous-discipline de la route et, nous vététistes, on le vivait un petit peu mal. Ça a été ma quête et je l'ai menée à bien.

 

Sur route, avez-vous suspecté une ou plusieurs performances ?

Malheureusement, oui, et c'est ma première tristesse. Deux ou trois fois par an, des trucs me choquaient. Là, on se dit qu'on a déjà perdu. Au début de ma carrière, ça me faisait beaucoup gamberger mais ça n'était plus le cas ...

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