J-A Orenga : " Un match très important pour les deux équipes "

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J-A Orenga : " Un match très important pour les deux équipes "
J-A Orenga : " Un match très important pour les deux équipes "
Juan Antonio Orenga est revenu, ce mardi, sur le quart de finale qui opposera l'Espagne à la France demain à Madrid. Une affiche explosive pour l'entraîneur espagnol qui évoque, tour à tour, la France sans Tony Parker, l'hostilité des supporters et les questions, épineuses, d'arbitrage.

Juan Antonio Orenga, l'Espagne retrouve de nouveau la France mercredi mais cette fois, en quarts de finale. Peut-on parler de revanche pour ce match ?
Il n'y a pas de revanche. C'est un match différent, ce sont les quarts de finale. Ce match est la clef pour nous permettre d'aller en demi-finale donc ce n'est pas une revanche, c'est un nouveau match, très important pour les deux équipes. Vous pouvez rester focalisés sur le passé ou essayer de vous améliorer. La semaine dernière, c'est déjà très loin. C'est un nouveau match, un moment idéal pour essayer de jouer le mieux que nous pouvons et gagner. Ça vaut pour eux et pour nous. De fait, si vous continuez de penser à ce qui s'est passé avant, ce n'est pas bon, il faut toujours regarder vers le futur.

Pensez-vous que l'équipe de France, sans Tony Parker, soit le même adversaire que lors de la demi-finale de l'Euro 2013 ?
C'est une équipe différente. Ils jouent plus comme un groupe, comme une équipe. Chaque joueur a progressé. Ils sont devenus une équipe contre laquelle il est très difficile de jouer parce que nous ne devons plus nous concentrer que sur un joueur mais sur plusieurs joueurs. C'est comme nous. L'an dernier nous n'avions pas Pau, Ibaka, Navarro... Tous les joueurs avaient haussé leur niveau de jeu ce qui nous avait permis de jouer très bien en tant qu'équipe. Nous avons perdu contre eux en demie mais, sur le reste de la compétition, nous avons joué un très bon basket, un très bon basket différent de celui que nous avions l'habitude de jouer. Ce n'est pas important pour demain que Tony Parker ne soit pas là. C'est un très grand joueur, un jouer très important mais les Français jouent différemment sans lui.

Il y a eu hostilité manifeste des spectateurs espagnols quand l'équipe de France joue...
C'est pareil pour nous. Les supporters français n'aiment pas l'équipe espagnole. Une équipe que vous rencontrez tous les ans en quarts, en demies, en finale, ce n'est une équipe que vous avez envie d'avoir face à vous parce que cela signifie qu'ils sont aussi bons que vous et ça peut vous poser des problèmes. On préférait jouer une autre équipe que l'équipe de France, c'est l'opinion des supporters. Mais ils aiment regarder des matchs avec l'équipe de France car il y a de grands joueurs : l'année dernière avec Parker, Ajinça, cette année avec Batum, Gelabale... Il y a une rivalité. C'est comme les supporters du Real Madrid. Ils aiment également Barcelone mais quand ils sont l'un en face de l'autre, certains penchent pour le Real, d'autres pour le Barça. C'est la même chose et je pense que c'est normal.

On a beaucoup évoqué l'arbitrage en parlant de l'équipe d'Espagne. C'était aussi le cas l'an passé à l'Euro 2013. Comment réagissez-vous à cela ?
Nous allons jouer comme lors des précédents matchs. Nous avons trois arbitres qui sont là pour contrôler les fautes, ils font du bon boulot et ce n'est pas un problème. Mais je ne suis pas d'accord avec vous concernant la faute de l'an passé, à la fin du deuxième quart temps (ndlr : faute anti-sportive sur Tony Parker qui n'avait pas été sanctionnée). Le tournant du match a été quand Marc Gasol est tombé et que nous pensions qu'il était blessé à l'épaule. Il a été hors jeu pendant 3-4 minutes. Ça a été un moment de doute. L'équipe de France de France a marqué 5 3 points d'affilée à ce moment-là.     

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